Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

finimize+1finimizeenglish.aawsatLes cours de l'or ont légèrement reculé lundi après s'être stabilisés près de 4 370 dollars l'once, alors qu'une vague synchronisée de hausses de taux des banques centrales a redéfini les forces qui soutiennent le métal précieux. La hausse de 25 points de base de la Réserve fédérale le 16 septembre, sa première en plus de trois ans, a été suivie par le resserrement surprise de la Banque du Japon vendredi, créant une vague de durcissement monétaire mondial qui s'ajoute à la hausse de la Banque centrale européenne la semaine précédente.finimize+1
L'or au comptant a perdu 0,3 % à 4 362,60 dollars l'once lors des premiers échanges lundi, après avoir enregistré une légère hausse la semaine dernière, selon Reuters. Ce repli est survenu malgré de vives tensions au Moyen-Orient, les États-Unis et l'Iran ayant échangé de nouvelles menaces à l'approche de l'Assemblée générale des Nations unies.english.aawsat+1
Ce qui intrigue les marchés, c'est la résilience de l'or face à la hausse des taux. Le rapport de Deutsche Bank sur les flux de métaux désigne les institutions de gestion des réserves des banques centrales comme le principal moteur de cette hausse, selon Daniel Ghali, responsable de la recherche sur les métaux de la banque. Les achats commerciaux, non commerciaux et les stratégies des CTA n'ont pas enregistré d'entrées de capitaux significatives après la décision de la Fed, et pourtant, l'or a franchi à la hausse une tendance baissière qui persistait depuis le symposium de Jackson Hole.news.futunn
Le rapport de Ghali soutient que les tensions géopolitiques dans le détroit d'Ormuz pèsent bien plus lourd pour les gestionnaires de réserves que la trajectoire des taux de la Fed. Avec la baisse des prix de l'énergie, les pays exportateurs de pétrole voient leurs revenus en devises diminuer, ce qui accroît la pression pour réallouer leurs réserves vers l'or en tant qu'actif non souverain. Deutsche Bank en conclut que le modèle d'évaluation de l'or est en train de passer discrètement d'une logique de taux d'intérêt à un modèle plus étroitement lié aux cours du pétrole.news.futunn
Malgré la faiblesse à court terme de l'or, les analystes s'attendent globalement à ce que les cours continuent de grimper. The Straits Times rapporte que les banques centrales ont acheté 289 tonnes d'or au deuxième trimestre 2026, et que les achats sur l'ensemble de l'année devraient atteindre 700 à 900 tonnes, soit près du double de la moyenne annuelle d'avant 2022. La Banque populaire de Chine a acheté à elle seule plus de 20 tonnes en août, sa plus importante acquisition mensuelle depuis 2023.straitstimes
UOB prévoit un cours de l'or à 4 500 dollars l'once au quatrième trimestre et à 5 400 dollars d'ici le troisième trimestre 2027, tandis que DWS table sur 5 000 dollars d'ici septembre 2027. Christopher Irwin de Julius Baer a souligné que « le marché haussier de l'or a débuté fin 2023 sous un régime de politique monétaire américaine plus restrictive, ce qui montre bien que la trajectoire du métal est façonnée par des forces qui dépassent largement les taux d'intérêt ».straitstimes
Tim Waterer, analyste de marché en chef chez KCM Trade, a indiqué que l'or pourrait s'échanger dans une fourchette d'environ 4 200 à 4 580 dollars à court terme, ajoutant que « pour que l'or retrouve une dynamique haussière significative, une baisse marquée du pétrole et/ou des rendements obligataires sera probablement nécessaire ». Deutsche Bank maintient une stratégie d'achat d'or lors des ventes algorithmiques lorsque le brut augmente, et se positionne à l'achat sur l'or si le brut montre des signes de retournement, une approche basée sur l'idée que la corrélation or-pétrole est devenue le principal ancrage des prix.english.aawsat+1