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kelo+1kelokelo+1Les plus grandes entreprises technologiques remodèlent les marchés obligataires mondiaux à un rythme sans précédent. Le déluge d'émissions de dette par les géants de l'IA, menés par Amazon Amazon.com, Inc. , Alphabet , Meta et Oracle , a fait grimper les coûts d'emprunt à travers les devises et les continents, soulevant de nouvelles inquiétudes quant aux répercussions sur les actions et la croissance économique.
Les chiffres sont vertigineux. Ces quatre entreprises seules avaient émis environ 194 milliards de dollars d'obligations jusqu'au début du mois de juillet, soit une hausse de 79 % par rapport aux quelque 108 milliards de dollars de l'ensemble de l'année 2025, selon une analyse de Reuters basée sur les données de LSEG. Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. a estimé que l'émission totale de dette liée à l'IA, incluant les entreprises technologiques plus petites et les fournisseurs d'infrastructures, a approché les 500 milliards de dollars. Depuis septembre, les géants du secteur ont plus que doublé leur encours collectif de dette en dollars américains, dépassant les 360 milliards de dollars.reuters+2
L'emprunt s'est largement étendu au-delà du marché du dollar. Alphabet a battu des records d'émission en yens, dollars canadiens, francs suisses et livres sterling, tandis qu'Amazon a levé 14,5 milliards d'euros en mars lors de la plus grande opération obligataire d'entreprise en euros jamais réalisée, selon Reuters. Le Financial Times a rapporté que ce déluge transfrontalier a fait grimper les coûts d'emprunt sur ces marchés de crédit étrangers. PIMCO a noté que la dette des géants de l'IA dans des devises autres que le dollar a atteint près de 120 milliards de dollars.ft+3
La concurrence pour le capital se répercute sur les marchés des obligations d'État. Les rendements réels à 30 ans aux États-Unis, soit les rendements ajustés de l'inflation exigés par les investisseurs, sont proches de sommets en 18 ans, autour de 3 %, tandis que les rendements réels à 10 ans britanniques et allemands atteignent leurs plus hauts niveaux depuis plus d'une décennie, a rapporté Reuters jeudi. "Il existe une concurrence pour le capital qui est relativement sans précédent ces derniers temps", a déclaré Vivek Paul, stratège en chef des investissements au Royaume-Uni pour BlackRock Investment Institute.kelo+1
Les spreads de crédit se sont élargis parallèlement à la hausse des rendements. Le rapport sur le revenu fixe d'août de Columbia Threadneedle a noté que les spreads de qualité investissement se sont légèrement élargis, tandis que les spreads à haut rendement ont progressé de manière plus marquée, "sous l'effet de la sous-performance des géants de l'IA et des émetteurs de moindre qualité notés CCC". Chaque nouvelle émission massive a exercé une pression sur les spreads avant qu'ils ne se stabilisent, créant un schéma de volatilité dicté par l'offre.seekingalpha+1
Les marchés boursiers ont jusqu'à présent absorbé la hausse des rendements, soutenus par de solides bénéfices d'entreprises. Mais Matt King, fondateur de Satori Insights, a averti que les grandes entreprises technologiques brûlent leur trésorerie et se tourneront de plus en plus vers les marchés du crédit. "Nous nous attendons à ce que les rendements réels continuent d'augmenter jusqu'à ce qu'ils étouffent les emprunts qui les ont alimentés, ainsi que la rotation vers le risque qui a soutenu le rallye boursier", a-t-il écrit.reuters+1
Ashok Bhatia, directeur des investissements chez Neuberger Berman, a déclaré que les rendements réels aux États-Unis restent inférieurs à la fourchette de 3 % à 4 % où il estime qu'un frein à la croissance se matérialiserait, "mais le niveau actuel est un signal d'alerte indiquant que la croissance, bien qu'actuellement solide entre 1,5 % et 2 %, pourrait commencer à être menacée". Le stratège de Barclays , Max Kitson, n'a guère offert d'espoir de soulagement : "Les facteurs structurels sous-jacents à ces hausses de rendements sont toujours présents. Il n'y a aucune raison de penser qu'ils vont disparaître de sitôt".kelo+1