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bloombergReuterscnn+1Les importations de pétrole brut de la Chine ont chuté à un plus bas en huit ans en mai, et les analystes préviennent désormais qu'une partie de la demande perdue pendant la guerre entre les États-Unis et l'Iran pourrait ne jamais revenir — un changement structurel qui a permis d'éviter que les pires scénarios de prix du pétrole ne se matérialisent.
Avant le début de la guerre fin février, la Chine importait en moyenne environ 11,6 millions de barils par jour. En mai, ce chiffre s'était effondré à environ 7,8 millions de barils par jour, le niveau le plus bas depuis fin 2017, selon les données des douanes chinoises. Cette baisse représente un recul de près de 30 % par rapport aux niveaux d'avant-guerre, Pékin ayant puisé dans ses stocks plutôt que de se précipiter pour obtenir des barils de remplacement sur un marché mondial perturbé.energyconnects+4
Bloomberg a rapporté dimanche que Rystad Energy estime qu'entre 200 000 et 600 000 barils par jour de demande de carburant de transport perdus pendant le conflit pourraient ne pas revenir cette année. Energy Aspects évalue la perte permanente à environ 300 000 barils par jour. La guerre, selon les analystes, a accéléré une transition préexistante vers l'abandon de l'essence et du diesel, portée par l'adoption rapide en Chine de véhicules électriques, qui représentent désormais plus de la moitié des ventes de voitures neuves dans le pays.caliber+5
Reuters Thomson Reuters Corporation a rapporté que les ventes d'essence chez Sinopec China Petroleum & Chemical Corporation, le plus grand raffineur mondial, ont chuté de 8 % sur un an en avril, tandis que le diesel a baissé de 6 %. Les commerçants ont décrit des clients industriels et logistiques qui avaient « disparu complètement », ayant déjà troqué leurs camions diesel pour des alternatives électriques. Sinopec prévoit que la demande nationale d'essence, de diesel et de kérosène diminuera d'environ 10 % sur un an au cours des deuxième et troisième trimestres.Reuters
Le fondement structurel est clair : à la fin de 2025, les véhicules à énergie nouvelle représentaient plus de 50 % des ventes de voitures neuves au niveau national, le nombre total de bornes de recharge pour véhicules électriques en Chine atteignant 21 millions en février 2026. La flambée des prix provoquée par la guerre n'a fait que renforcer la logique économique de l'électrification.cnn+2
La retenue des importations chinoises a été créditée comme l'une des raisons principales pour lesquelles les prix du pétrole ont culminé près de 120 dollars le baril plutôt que les 200 dollars que certains analystes avaient prévenus comme étant possibles si les installations d'exportation de l'île de Kharg en Iran étaient endommagées. L'analyste de Bloomberg Intelligence Sal Yilmaz a déclaré à Axios que « si les importations chinoises étaient restées aux niveaux d'avant-guerre, les prix du pétrole seraient probablement beaucoup plus élevés aujourd'hui ».axios+2
JPMorgan s'attend à ce que les importations chinoises commencent à rebondir à partir d'août, mais même les optimistes reconnaissent que la reprise sera incomplète. La guerre en Iran, semble-t-il, n'a pas seulement perturbé l'appétit pétrolier de la Chine — elle l'a diminué de façon permanente.CNBC