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bloomberg+1chinadaily+1statnews+1Les décès de deux enfants lors d'essais cliniques distincts d'édition génétique en Chine ont été révélés coup sur coup, intensifiant les critiques à l'égard du cadre réglementaire du pays pour la recherche médicale de pointe et de la transparence des travaux menés par des chercheurs.
Le 23 juillet, une enquête conjointe de la revue Science et de Retraction Watch a révélé qu'une fillette de 6 ans était décédée en mars 2025, sept jours après avoir reçu une thérapie expérimentale d'édition génétique ciblant le cerveau à l'hôpital Xinhua de Shanghai. L'enfant, atteinte du syndrome de Snijders Blok-Campeau, un trouble du neurodéveloppement rare mais sans danger pour la vie, était la seule participante à ce que les chercheurs décrivaient comme le premier test humain mondial du genre.chinadaily+2
L'essai était dirigé par le neuroscientifique Zilong Qiu, de la faculté de médecine de l'université Jiao Tong de Shanghai. Les parents de la fillette avaient payé 860 000 dollars pour financer les travaux précliniques du traitement. Elle est morte d'une microangiopathie thrombotique, une pathologie où de petits caillots sanguins endommagent les organes, ce qu'un examen éthique interne de l'hôpital Xinhua a conclu être "certainement lié" au traitement.retractionwatch+2
Ce décès n'a jamais été divulgué publiquement. En février 2026, l'équipe de Qiu a publié des résultats précliniques dans Nature Springer Nature Group sans mentionner l'essai humain ni le décès. Le 29 juillet, Nature a ajouté une note éditoriale signalant des inquiétudes concernant l'article. L'essai a été marqué comme terminé sur ClinicalTrials.gov le 30 juillet.chinadaily+1
La faculté de médecine de l'université Jiao Tong de Shanghai a annoncé le 26 juillet la création d'un groupe de travail chargé d'enquêter, affirmant qu'elle "s'oppose fermement à toute recherche médicale violant l'éthique scientifique".chinadaily
Puis, le 5 août, la société HuidaGene Therapeutics, basée à Shanghai, a révélé qu'un patient de son essai d'édition génétique contre la dystrophie musculaire de Duchenne était décédé en août 2025 après avoir reçu une dose élevée de sa thérapie, HG302. L'entreprise a attribué le décès à un syndrome de détresse respiratoire aiguë causé par une activation sévère du complément et des cytokines à la suite de l'administration systémique d'un vecteur viral adéno-associé.bloomberg+1
Le PDG de HuidaGene, Alvin Luk, avait présenté les premières données de l'essai lors de la conférence de l'American Society for Gene and Cell Therapy en 2025, mais l'entreprise a gardé le silence pendant 15 mois par la suite, selon STAT News. Luk et le directeur de la technologie, TJ Cradick, ont quitté discrètement l'entreprise l'été dernier. La divulgation n'est intervenue qu'après des mois d'enquête et des relances répétées de journalistes.statnews
Les deux essais ont utilisé des voies permettant aux hôpitaux chinois d'initier des études sans la supervision directe des autorités réglementaires gouvernementales. Shi Jiayou, professeur de droit à l'université Renmin de Chine, a déclaré au Beijing News que soumettre un enfant atteint d'une pathologie sans danger pour la vie à des risques mortels connus viole les principes fondamentaux de l'éthique de la recherche.statnews+1
"La vie et la sécurité des participants à la recherche doivent toujours primée sur les premières mondiales, les publications dans des revues et les avancées académiques", a déclaré Shi.chinadaily