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pharmaphorum+1pharmaphorum+1newscientist+1Un patient de 65 ans greffé du rein, souffrant d'une infection à E. coli multirésistante ayant résisté à tous les antibiotiques disponibles, a guéri après avoir reçu une thérapie expérimentale à base de bactériophages armés de la technologie d'édition génomique CRISPR. C'est la première fois qu'un tel traitement est utilisé avec succès chez un être humain.
Le cas, publié le 11 août dans la revue Clinical Infectious Diseases, a été dirigé par Saima Aslam, professeure de médecine à l'Université de Californie à San Diego. Le patient avait reçu une greffe de rein en 2023, mais a ensuite développé des infections récurrentes à E. coli, compliquées par les immunosuppresseurs nécessaires pour éviter le rejet de l'organe. La bactérie a fini par devenir résistante même aux carbapénèmes, des antibiotiques de dernier recours, et le patient a développé une malacoplacie, une maladie inflammatoire rare, ainsi qu'une volumineuse masse issue de la paroi vésicale et des plaies abdominales ouvertes.biz.chosun+2
Faute d'options conventionnelles, l'équipe médicale a obtenu une autorisation d'accès compassionnel pour le SNIPR001, un traitement développé par la société danoise de biotechnologie SNIPR Biome. La thérapie se compose de bactériophages modifiés, des virus qui infectent exclusivement les bactéries, dotés d'un système CRISPR-Cas3 conçu pour cibler et dégrader l'ADN d'E. coli.newscientist+1
Une semaine seulement après le début de la phagothérapie, administrée par voie intraveineuse, locale et directement dans la lésion en association avec des antibiotiques, les plaies ouvertes du patient ont commencé à cicatriser et la masse vésicale est passée de 0,74 litre à 0,37 litre. Après un an de traitement, la masse avait diminué de près de 90 pour cent, passant de 745 centimètres cubes à 82 centimètres cubes, sans aucune infection détectable.pharmaphorum+2
Cependant, les chercheurs ont noté que le patient avait également reçu un nouveau cocktail d'antibiotiques 11 jours avant le début de la phagothérapie. "Il se pourrait que les phages et les antibiotiques aient eu cet effet synergique", a déclaré Eric van der Helm, coauteur de l'étude et membre de SNIPR Biome.newscientist
SNIPR Biome a indiqué avoir reçu 12 demandes supplémentaires d'utilisation compassionnelle et mène actuellement un essai clinique de phase 2 du SNIPR001 chez des patients atteints de cancer exposés à des infections sanguines à E. coli. "Cette étude de cas marque une étape clinique importante pour le SNIPR001 et souligne le potentiel de notre plateforme de médecine CRISPR pour traiter les infections à E. coli résistantes aux médicaments et difficiles à soigner", a déclaré le PDG Christian Grøndahl.pharmaphorum+1