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finance.biggocnbc+2finance.biggo+1En l'espace de dix jours, les banques centrales les plus influentes du monde ont agi en succession rapide pour relever les taux d'intérêt, marquant l'effort de resserrement synchronisé le plus clair depuis la lutte contre l'inflation post-pandémique et soulignant le coût économique de la guerre en Iran qui a débuté en février.
La Banque centrale européenne a ouvert le bal le 10 septembre, relevant son taux de dépôt de 25 points de base à 2,5 %, sa deuxième augmentation cette année. Reuters Thomson Reuters Corporation a rapporté que cette décision était motivée par les coûts énergétiques découlant du conflit en Iran, les rendements des obligations d'État de la zone euro atteignant de nouveaux sommets pluriannuels. Six jours plus tard, la Réserve fédérale a relevé son taux directeur d'un quart de point pour atteindre une fourchette de 3,75 % à 4 %, sa première hausse depuis juillet 2023. Le vote a été unanime et les projections mises à jour ont indiqué au moins une augmentation supplémentaire avant la fin de l'année. La Banque du Japon a suivi le 18 septembre, votant 7 contre 2 pour porter son taux directeur à 1,25 %, le niveau le plus élevé en 31 ans.cnbc+8
La Banque de Corée avait déjà préparé le terrain avec des hausses successives, portant son taux de base à 3 % le 27 août après que l'inflation sous-jacente a atteint son plus haut niveau depuis fin 2023.cnbc+1
The New York Times a retracé la flambée des taux d'intérêt directement jusqu'au déclenchement de la guerre le 28 février, notant que les traders obligataires ont commencé à pousser les taux à long terme à la hausse dès la réouverture des marchés. Le rendement du Trésor américain à 10 ans a depuis grimpé près de 5 %, tandis que le rendement à 30 ans s'est approché de 5,3 %. Le conflit en Iran, que l'Agence internationale de l'énergie a qualifié de plus grande perturbation de l'approvisionnement dans l'histoire du marché pétrolier mondial, a ravivé les pressions inflationnistes qui s'estompaient dans les économies développées.nytimes+1
La BCE a relevé sa prévision d'inflation pour 2027 à 2,5 % contre 2,3 %, tandis que les nouvelles projections de la Fed montrent que le taux directeur atteindra la fourchette de 4 % à 4,25 % d'ici la fin de l'année et s'y maintiendra jusqu'en 2027.morningstar+1
La Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt stable pour le 16e mois consécutif le 20 septembre, conservant le taux à un an à 3 % et le taux à cinq ans à 3,5 %. Une inflation à la consommation proche de zéro et un marché immobilier faible laissent à Pékin peu de raisons de resserrer, mais l'écart de taux croissant avec les États-Unis limite sa marge de manœuvre pour réduire.finance.biggo
Pendant ce temps, les économistes augmentent leurs estimations du taux neutre, le niveau auquel les coûts d'emprunt ne stimulent ni ne restreignent la croissance. L'estimation médiane du taux neutre de la Fed est passée à 3,25 %, celle de la BCE à 2,5 % dans le haut de la fourchette, et Goldman Sachs estime que celui du Japon a également augmenté d'environ un quart de point. Les analystes du New Straits Times de Malaisie ont noté que le cycle devrait être relativement modéré par rapport à 2022, étant donné que les taux sont déjà bien au-dessus des niveaux bas de la dernière campagne de hausse. Mais comme l'a déclaré Serena Zhou de Mizuho Securities à Reuters, "le contexte belliciste de la Fed réduit la probabilité d'un assouplissement monétaire généralisé" ailleurs.investinglive+2