Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

lmalloyds+1spglobal+1grosswaldLe secteur maritime mondial fait face à une crise de l'assurance simultanée sur deux de ses passages les plus stratégiques, alors que les primes pour risque de guerre des pétroliers traversant le détroit de Hormuz ont atteint des niveaux qui menacent d'étouffer le commerce pétrolier restant en provenance du golfe Persique.
Les primes additionnelles pour risque de guerre appliquées aux navires empruntant le détroit de Hormuz ont bondi entre 7,5 et 10 % de la valeur de la coque, contre 1 à 3 % quelques semaines plus tôt, selon des déclarations de Marcus Baker, responsable mondial du secteur maritime, fret et logistique chez le courtier Marsh , rapportées par S&P Global le 22 juillet. Pour un pétrolier évalué à 100 millions de dollars, cela se traduit par une prime pouvant atteindre 10 millions de dollars pour un seul voyage, contre environ 250 000 dollars avant le début du conflit.thenationalnews+1
La pression s'est accentuée le 23 juillet lorsque la Lloyd's Market Association a publié une nouvelle clause type stipulant que tout armateur payant le péage de transit iranien dans le détroit de Hormuz perdra l'intégralité de sa couverture de coque. En vertu de la clause LMA5708, les assureurs sont libérés de toute obligation envers un navire si un paiement de péage, qu'il soit financier ou sous toute autre forme, est effectué pour permettre le transit dans les eaux territoriales iraniennes. La LMA a précisé que cela reflète le risque de violation des sanctions américaines, britanniques ou européennes, ainsi que des législations antiterroristes.lmalloyds+3
Le même jour, les primes pour risque de guerre pour les traversées du sud de la mer Rouge ont doublé pour dépasser 1 % de la valeur de la coque après l'attaque d'au moins un pétrolier par les forces houthistes du Yémen, a rapporté Reuters le 23 juillet. Les primes avaient déjà augmenté de 0,3 % à 0,75 % plus tôt dans la semaine, après que les Houthis ont déclaré un blocus maritime contre l'Arabie saoudite le 20 juillet et revendiqué des frappes de missiles et de drones contre deux pétroliers saoudiens, l'Encelia et le Layla, le 22 juillet.marinelink+3
La double pression sur le détroit de Hormuz et le détroit de Bab-el-Mandeb, qui représentent à eux deux environ un tiers du commerce maritime mondial de pétrole, laisse aux armateurs peu d'alternatives viables. Le courtier maritime Arrow a noté que les transits sortants de pétroliers par Hormuz étaient tombés à une moyenne de quatre par jour, contre huit durant la période de cessez-le-feu précédente.grosswald
La nouvelle clause de la LMA impose de fait un choix binaire aux armateurs : payer le péage iranien et perdre leur assurance, ou refuser et risquer des représailles de Téhéran. L'Iran a confirmé en juin que son système de péage était opérationnel, facturant aux navires entre 1,5 et 2 millions de dollars par traversée, les paiements étant acceptés en espèces, en cryptomonnaies ou sous forme de troc.kurdistan24
Le Lloyd's avait lancé en juin un consortium offrant jusqu'à 200 millions de dollars de capacité de couverture pour la coque et la responsabilité civile (P&I) pour les transits par Hormuz, mais les acteurs du secteur affirment que la clause relative aux frais de transit limite désormais l'utilité pratique de ce mécanisme. Arabella Ramage, directrice juridique et réglementaire de la LMA, a déclaré que la clause « s'aligne sur les cadres de sanctions et de lutte contre le terrorisme existants, tout en démontrant le devoir de diligence de l'assureur ».lloyds+1