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bloomberg+1moomoo+1moomoo+1Les économistes s'attendent désormais largement à ce que la Banque centrale européenne maintienne ses taux inchangés lors de sa réunion d'octobre et procède à une ultime hausse de 25 points de base en décembre, portant le taux de dépôt à 2.75%, alors que les pressions sur les prix de l'énergie liées au conflit au Moyen-Orient continuent d'assombrir les perspectives d'inflation.
Une enquête Bloomberg publiée vendredi révèle que les répondants s'attendent à ce que le Conseil des gouverneurs ignore l'opportunité de fin octobre pour agir lors de sa réunion des 16 et 17 décembre, qui coïncidera avec les nouvelles projections du personnel sur l'énergie et les prix. Lors de la précédente enquête, les analystes avaient prédit que la hausse d'un quart de point de septembre, qui a porté le taux de dépôt à 2.50% le 16 septembre, marquerait la fin du cycle de resserrement.bloomberg+2
Le changement d'attentes a été provoqué par un bond des prix du pétrole et du gaz lié au conflit prolongé au Moyen-Orient, le brut Brent fluctuant autour de 104 dollars le baril et les prix du gaz naturel néerlandais TTF restant élevés au-dessus de 70 euros par mégawattheure. Les propres projections du personnel de la BCE en septembre situaient l'inflation globale moyenne à 3.0% pour 2026, l'objectif de moins de 2% n'étant atteint qu'au quatrième trimestre 2027.moomoo+1
Les stratèges de Rabobank ont révisé leur scénario de base pour inclure une hausse en décembre, déclarant que "nos nouvelles prévisions sur les prix de l'énergie rendent une nouvelle hausse des taux plus probable qu'improbable", tout en soulignant que "ce n'est pas un virage vers une réponse politique plus forte". ING a également mis à jour sa position sur la BCE, anticipant désormais un mouvement en décembre mais le qualifiant de "hausse de taux de précaution" plutôt que du début d'une nouvelle campagne de resserrement. Les deux banques considèrent les attentes du marché concernant au moins deux hausses supplémentaires en 2027 comme excessives.think.ing+2
Rabobank considère toute augmentation du taux de dépôt au-dessus de 2.50% comme temporaire, prévoyant que la BCE inversera probablement la hausse de décembre au second semestre 2027 à mesure que l'inflation liée à l'énergie s'estompera. La logique repose sur les longs délais de transmission de la politique monétaire : d'ici mars 2027, les décideurs observeraient la fin de l'impulsion inflationniste énergétique plutôt que l'impulsion elle-même.fxstreet+1
Lors de sa conférence de presse du 10 septembre, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a averti que "le conflit au Moyen-Orient continue de générer des pressions inflationnistes" mais a également noté que l'économie de la zone euro a fait preuve de résilience au deuxième trimestre, avec une croissance du PIB de 0.6% par rapport au trimestre précédent. Le décideur irlandais Gabriel Makhlouf a déclaré jeudi à Bloomberg Television que "chaque réunion est une réunion décisive" en ces temps incertains.moomoo+1
Les économistes interrogés par Bloomberg s'attendent à ce que les taux restent à 2.75% jusqu'en décembre 2027, date à laquelle la BCE commencerait à les réduire. L'absence de projections complètes du personnel lors de la réunion d'octobre en fait un moment moins naturel pour agir, renforçant l'idée que toute décision finale attendra décembre, lorsque les hypothèses énergétiques révisées pourront être formellement intégrées dans les perspectives.luxtimes+2