Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

autonews+1prnewswire+1bloomberg+1Ford va construire un nouveau SUV en utilisant la plateforme modulaire électrifiée GEA de Geely dans son usine d'Almussafes, près de Valence en Espagne, a rapporté Automotive News jeudi. Cette décision représente le résultat industriel le plus concret de la coentreprise annoncée en juillet par les deux constructeurs, et souligne à quel point les fabricants occidentaux s'inspirent désormais des systèmes d'ingénierie chinois pour rester compétitifs.autonews+1 ## L'accord Ford et Geely ont formellement convenu fin juillet de créer une coentreprise sur le site de Valence, Ford conservant 66 pour cent des parts et Geely 34 pour cent après avoir payé 221 millions d'euros pour sa participation. Les opérations devraient débuter au premier semestre 2027 sous réserve des approbations réglementaires, les premiers véhicules sortant des chaînes en 2028.prnewswire+2 La coentreprise produira quatre nouveaux modèles : un SUV compact de la famille Bronco, un crossover multi-énergie conçu par Ford et développé conjointement avec Geely sur la plateforme GEA, ainsi que deux SUV électriques de la marque Geely. La GEA, ou Global Intelligent Electric Architecture, est la plateforme modulaire de Geely prenant en charge les motorisations hybrides, hybrides rechargeables et électriques à batterie.bloomberg+3 L'usine d'Almussafes, en activité depuis 1976 avec une capacité d'environ 500 000 véhicules par an, ne produit actuellement que le Kuga et tournait à moins d'un quart de sa capacité, selon Bloomberg. Mutualiser les volumes de Ford et Geely dans une seule usine vise à réduire les coûts unitaires pour les deux marques.bloomberg ## Une contradiction flagrante Le partenariat semble en décalage avec les mises en garde publiques du PDG de Ford, Jim Farley, concernant les constructeurs chinois. Farley a déclaré à Fox News qu'il serait dévastateur de laisser les véhicules électriques chinois entrer aux États-Unis, et lors d'une réunion avec les employés en juillet, il a affirmé que les entreprises chinoises pourraient pénétrer le marché américain d'ici cinq à dix ans malgré les droits de douane existants. Pourtant, lors de la présentation des résultats du premier trimestre de Ford en avril, il a reconnu que l'entreprise tirait parti de partenariats mondiaux et de partages de propriété intellectuelle, y compris avec des entreprises chinoises.autonocion+1 La tension est encore plus marquée. En février, Bloomberg a rapporté que Farley avait discuté avec de hauts responsables de l'administration Trump d'un cadre permettant aux constructeurs chinois de fabriquer des voitures en Amérique via des coentreprises avec des entreprises américaines détenant des participations majoritaires.bloomberg ## La stratégie de survie de Geely Pour Geely, cet accord n'est pas une question de générosité, mais de nécessité. L'entreprise a rapporté le 17 août que ses exportations avaient bondi de 158 pour cent sur un an pour atteindre 474 228 véhicules au premier semestre 2026, tandis que les ventes intérieures en Chine chutaient fortement. Geely a relevé son objectif d'exportation pour 2026 de 640 000 à 920 000 véhicules.autonews+1 L'usine de Valence offre à Geely sa première base de production européenne à l'intérieur du mur tarifaire de l'UE contre les véhicules électriques chinois, la même stratégie que Chery explore dans l'usine Nissan de Sunderland et Dongfeng dans une usine Stellantis en France. Grâce à son institut de recherche en collaboration externe, qui gère désormais plus de 100 projets avec des clients comme Renault et Waymo, Geely vend la rapidité d'ingénierie qui a rendu ses rivaux nationaux si redoutables aux entreprises mêmes qui établissaient autrefois la norme mondiale.autonocion+1