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cnbc+1cambridgecurrencies+1news.futunnLes banques centrales du Groupe des Sept entament l'une des semaines les plus cruciales pour la politique monétaire mondiale en 2026, avec trois décisions majeures sur les taux en autant de jours, dans un contexte de flambée des prix du pétrole et d'inflation persistante alimentée par le conflit au Moyen-Orient.
La Réserve fédérale annoncera sa décision le mercredi 16 septembre, suivie par la Banque d'Angleterre le jeudi 17 septembre et la Banque du Japon le 18 septembre. La Banque centrale européenne a déjà agi, relevant son taux de dépôt directeur de 25 points de base à 2,5 % le 10 septembre, soit sa deuxième hausse cette année.morningstar+3
Le déclencheur de cette pression politique synchronisée est le pétrole brut. Le Brent a franchi la barre des 100 dollars le baril la semaine dernière après que des attaques contre des pétroliers au Moyen-Orient ont marqué la plus grande vague de frappes sur le transport maritime depuis le début du conflit entre les États-Unis et l'Iran, selon Reuters. Cette flambée, de plus de 45 % depuis l'effondrement du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran début juillet, a fait presque doubler les prix du gaz naturel européen depuis juin.news.futunn+1
Le gouverneur de la Banque centrale d'Autriche, Martin Kocher, a averti dans une interview après la décision de la BCE que si les prix du pétrole restaient proches de 100 dollars jusqu'à la fin de l'année, la BCE serait contrainte de relever davantage ses taux. Selon le scénario le plus défavorable de la BCE, avec un brut moyen à 99 dollars le baril au quatrième trimestre, l'inflation grimperait à 3,2 % l'année prochaine, maintenant l'objectif de 2 % de la banque hors de portée pour la deuxième année consécutive. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a fait écho aux préoccupations de Kocher, déclarant à CNBC que "cela dépend beaucoup de l'évolution des prix de l'énergie". Les marchés anticipent une nouvelle hausse de 25 points de base de la BCE à 2,75 % d'ici la fin de l'année.cnbc+1
La Fed est confrontée au choix peut-être le plus délicat. Le taux actuel des fonds fédéraux se situe entre 3,50 % et 3,75 %, inchangé depuis décembre 2025, mais les marchés ont commencé à intégrer une hausse après que l'inflation des prix à la consommation aux États-Unis s'est maintenue à 3,4 % et que le président Kevin Warsh a adopté un ton ferme à Jackson Hole. La réunion de juillet a abouti à un vote divisé de 9 contre 3 en faveur du maintien.cambridgecurrencies+1
La Banque d'Angleterre devrait largement maintenir ses taux à 3,75 %. Les 65 économistes interrogés par Reuters prévoient tous un statu quo, bien qu'une minorité de huit s'attende à ce que les taux finissent par monter à 4,00 %.reuters
La Banque du Japon semble la plus certaine d'agir. Un sondage Reuters montre que la BOJ devrait relever ses taux de 25 points de base à 1,25 % le 18 septembre, les marchés de prédiction attribuant une probabilité de 97 % à cette décision. Une forte croissance des salaires et la faiblesse persistante du yen ont renforcé les arguments en faveur d'un resserrement.reuters+1
La convergence des pressions à la hausse des taux au sein du G7 marque un revirement brutal par rapport au début de l'année 2026, lorsque la plupart des banques centrales réduisaient ou maintenaient leurs taux stables. Kocher a reconnu que le choc pétrolier échappe au contrôle des banques centrales, mais a insisté sur le fait que "la période de forte inflation doit être brève" et que l'inflation doit revenir à l'objectif "dans environ un an". La manière dont les décideurs politiques géreront la tension entre les pressions sur les prix liées à l'énergie et le ralentissement déjà amorcé de la croissance définira le paysage monétaire pour le reste de 2026 et jusqu'en 2027.news.futunn