Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

bloomberg+1euronewsreutersLe Qatar lance son premier emprunt obligataire international public depuis novembre 2025, alors que l'État du Golfe cherche à combler un déficit budgétaire croissant causé par l'arrêt quasi total de ses exportations de gaz naturel liquéfié durant la guerre entre les États-Unis et l'Iran.
Le gouvernement propose des titres de créance libellés en dollars sur des tranches de cinq et dix ans, avec une marge initiale d'environ 85 points de base au-dessus des bons du Trésor américain pour la tranche courte et de 95 points de base pour l'obligation à dix ans, selon Bloomberg. Ces écarts marquent une forte augmentation par rapport à la dernière vente publique du Qatar en novembre 2025, où il avait vendu pour 4 milliards de dollars d'obligations et de sukuk avec des marges aussi serrées que 15 à 20 points de base au-dessus des bons du Trésor.bloomberg+1
Cette vente d'obligations intervient alors que la situation budgétaire du Qatar s'est détériorée à un rythme que peu avaient anticipé lorsque le détroit d'Ormuz a été effectivement fermé au transport maritime commercial plus tôt cette année. Le déficit budgétaire du Qatar a plus que doublé pour atteindre 21,2 milliards de riyals (5,8 milliards de dollars) au deuxième trimestre 2026, contre 10,3 milliards au premier trimestre, selon le ministère des Finances. Le déficit cumulé du premier semestre, de 31,5 milliards de riyals, a déjà dépassé les 21,8 milliards initialement prévus pour l'année entière.mof+2
Le Qatar, l'un des plus grands exportateurs de GNL au monde, a vu sa production réduite à partir de mars après que des clients maritimes ont invoqué la force majeure en raison de leur incapacité à transiter par le détroit d'Ormuz. Le PDG de QatarEnergy, Saad al-Kaabi, a déclaré dimanche lors du Forum économique du Qatar à New York que le pays "produit très peu de GNL" et que les attaques contre le hub d'exportation de Ras Laffan ont endommagé deux trains de GNL, dont les réparations devraient prendre trois ans.eprinc+1
Malgré les tensions budgétaires, le Qatar conserve de solides notations de crédit. Fitch a confirmé sa note AA début septembre tout en retirant le pays de sa liste de surveillance négative où il avait été placé en mars, bien qu'elle ait maintenu une perspective négative en raison des risques persistants pour les exportations de gaz. S&P Global a confirmé sa note AA en mars, et Moody's a maintenu sa perspective stable.spglobal+2
Le Qatar n'est pas le seul à se tourner vers les marchés de la dette. Abou Dabi, le Qatar et le Koweït ont collectivement émis 7 milliards de dollars en placements obligataires privés depuis le début de la guerre, et les États du Golfe devraient continuer à emprunter pour financer des infrastructures contournant le goulot d'étranglement d'Ormuz. Le bilan économique global est lourd : le pétrole brut s'échange au-dessus de 100 dollars le baril depuis mars, et la fermeture a perturbé environ 39 pour cent du commerce mondial en septembre.bloomberg+2