Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

freightwaveschemicals.economictimes.indiatimesfreightwaves+1Les deux points de passage maritimes les plus critiques au monde, la mer Rouge et le détroit d'Ormuz, sont simultanément compromis, créant des perturbations cumulées qui ont éliminé les solutions de repli sur lesquelles comptaient les transporteurs mondiaux. Cette convergence marque une période sans précédent pour le commerce international, avec des temps de transit qui s'allongent, des coûts d'assurance qui explosent et des marins qui refusent de pénétrer dans des eaux qu'ils jugent mortelles.
"Lorsqu'un point de passage est perturbé, on suppose tacitement qu'un autre reste ouvert", explique Oliver Sawbridge, directeur senior chez Zero100, un groupe de réflexion sur la résilience des chaînes d'approvisionnement. "Mais en ce moment, nous subissons un double choc et la douleur est plus que doublée".freightwaves
Le détroit d'Ormuz est effectivement fermé depuis que l'Iran a restreint la navigation dans la voie navigable plus tôt cette année. Reuters rapportait à la mi-août que le transit "semblait être au point mort" après de nouvelles attaques de navires et les menaces américaines de pression économique soutenue sur Téhéran. Parallèlement, les forces houthies du Yémen ont étendu leur campagne en mer Rouge, avec un blocus naval en juillet contre l'Arabie saoudite qui a encore étranglé le trafic via le détroit de Bab el-Mandeb. Une attaque meurtrière contre le cargo Tihamah le 11 août a souligné le danger, les Nations Unies notant qu'elle s'est produite "dans un contexte de gel quasi total du transport maritime dans le détroit d'Ormuz".news.un+2
Le détournement des cargaisons par le cap de Bonne-Espérance ajoute environ trois semaines de trajet dans chaque sens entre l'Asie et l'Europe, augmentant la consommation de carburant, gonflant le besoin en fonds de roulement et mettant sous pression les ports le long de l'itinéraire alternatif, qui connaissent des hausses de trafic supérieures à 100 % : un déficit de capacité qui prendra des années à combler.freightwaves
Le bilan humain devient un point de friction. Le 18 août, seize marins indiens à bord de l'AM Pioneer, battant pavillon des Îles Marshall, ont refusé de traverser le détroit d'Ormuz, le Forward Seamen's Union of India alléguant que l'équipage était contraint d'entrer dans des eaux "hautement volatiles". Le syndicat a exhorté le gouvernement indien à intervenir avant que le navire ne poursuive sa route.chemicals.economictimes.indiatimes
Les taux d'assurance fret ont bondi de 0,6 % à 2 %, auxquels s'ajoutent des primes de risque de guerre. Les raffineurs indiens, dont HPCL Hindustan Petroleum Corporation Limited et MRPL Mangalore Refinery and Petrochemicals Limited, font face à une flambée des coûts d'approvisionnement en brut alors que les remises sur le pétrole russe s'amenuisent et que les fournisseurs du Golfe exigent des primes plus élevées en raison des mêmes perturbations logistiques.whalesbook+1
Sawbridge a averti que même les efforts de diversification bien intentionnés peuvent échouer sans une cartographie physique des points de passage. Une entreprise a adopté un double approvisionnement après l'escalade des perturbations au Moyen-Orient, identifiant ses 100 fournisseurs les plus risqués, pour découvrir que les deux fournisseurs alternatifs expédiaient leurs marchandises via les mêmes corridors compromis. Les négociations entre les États-Unis, l'Iran et Oman sur la réouverture d'Ormuz ont montré des progrès intermittents mais aucune résolution, laissant les transporteurs avec peu d'options et aucun calendrier de sortie de crise.reuters+2