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caliberthenewscaliberL'envolée de la demande de pétroliers pour transporter le brut hors du golfe Persique a propulsé le prix des navires et les taux d'affrètement à leur plus haut niveau depuis 2008, alors que les producteurs du Moyen-Orient s'efforcent de maintenir leurs exportations près de six mois après le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran.
Les prix des supertankers neufs et d'occasion récents ont dépassé les 130 millions de dollars au cours du trimestre écoulé, tandis que les bénéfices sur le marché spot pour les plus grands pétroliers ont bondi de 20 % pour la seule semaine dernière, selon le Financial Times. Les tarifs pour les trajets depuis l'intérieur d'Ormuz vers la Chine dépassent désormais 550 000 dollars par jour, tandis que les liaisons entre la mer Rouge et la Chine s'élèvent à environ 318 000 dollars par jour, rapporte le courtier maritime Clarksons. Les tarifs de référence des VLCC (très grands transporteurs de brut) du Moyen-Orient vers la Chine sont passés d'environ 300 000 dollars par jour début juillet à 490 000 dollars, soit l'équivalent d'environ 5 dollars le baril et près de 10 fois plus qu'au début de l'année, selon les données de LSEG.caspianpost+1
La flambée des tarifs reflète les mesures extraordinaires adoptées par les producteurs du Golfe pour maintenir le flux de pétrole. Abu Dhabi National Oil Co., Kuwait Petroleum Corp. et d'autres ont mis en place des opérations de navette à l'aide de navires qui désactivent leurs systèmes de suivi pour acheminer le brut à travers le détroit d'Ormuz, avant de transférer les cargaisons sur des pétroliers en attente au large des côtes d'Oman. Environ 150 navires naviguent actuellement au large d'Oman, contre une quarantaine en janvier, selon les données du satellite européen Sentinel 1.thenews
Les flux suivis passant par Ormuz se sont effondrés à environ 2 millions de barils par jour (bpj) jusqu'à présent en août, contre 4,8 millions de bpj en juillet et 18 millions de bpj avant le conflit, selon Kpler. Cependant, les volumes clandestins semblent considérablement plus élevés. Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a déclaré la semaine dernière que 9 millions de barils par jour avaient traversé Ormuz au cours des sept jours précédents, un chiffre qui a surpris les traders.oilprice+2
Seuls 29 pétroliers effectuent plus de la moitié de tous les voyages à travers le détroit, selon la société d'analyse Vortexa. « La partie la plus risquée du voyage est de plus en plus concentrée sur un groupe relativement restreint de navires habitués », explique Claire Jungman, directrice du risque maritime et du renseignement chez Vortexa.caliber
Adnoc a déclaré que 23 de ses navires avaient été attaqués lors de leur passage par Ormuz depuis le début du conflit, faisant un mort et 20 blessés parmi les équipages. L'entreprise a récemment acheté six supertankers et cinq grands transporteurs de gaz pour 1,3 milliard de dollars, les déployant immédiatement.thenews+1
L'Arabie saoudite semble également renforcer ses capacités de transport. La compagnie maritime Bahri a déclaré que sa flotte avait atteint le nombre record de 107 navires, tandis que Saudi Aramco a récemment proposé à ses clients asiatiques des qualités de brut qui ne peuvent être expédiées que par le détroit.caliber
Les exportations totales du Moyen-Orient ont atteint en moyenne 9,5 millions de bpj ce mois-ci, soit moins de la moitié des 21 millions de bpj enregistrés en 2025. Le baril de Brent s'est négocié principalement entre 80 et 90 dollars tout au long du mois d'août, bien en deçà des 150 dollars redoutés par certains, mais toujours environ 50 % au-dessus des niveaux du début de l'année.caspianpost+2
« C'est un commerce de l'ombre », a déclaré Pankaj Khanna, PDG de Heidmar Maritime Holdings Corp. « C'est la seule option pour le moment, car tous les armateurs ne sont pas prêts à prendre ce risque ».thenews