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theartnewspaper+2.news.artnet+1.news.artnet+1.theartnewspaper+2.theartnewspaper+1.Selon SBS News, Creative Australia a réintégré le célèbre artiste libano-australien Khaled Sabsabi et le commissaire Michael Dagostino en tant que représentants de l'Australie à la Biennale de Venise 2026, revenant sur une décision controversée de février qui avait suscité des protestations généralisées de la part de la communauté artistique et conduit à plusieurs démissions de haut niveau.
La controverse entourant l'œuvre de Khaled Sabsabi intitulée "You" découle d'accusations selon lesquelles elle glorifierait le Hezbollah, désigné comme une organisation terroriste en Australie. Cela a déclenché une tempête politique qui a conduit à la décision initiale de Creative Australia de retirer la nomination de Sabsabi en tant que représentant de l'Australie à la Biennale de Venise 2026. L'organisation a affirmé que le "débat prolongé et clivant" posait "un risque inacceptable pour le soutien public à la communauté artistique australienne".youtube
L'incident a rapidement dégénéré en un débat plus large sur la censure par rapport à la sensibilité dans l'art. Bien que le ministre des Arts, Tony Burke, ait nié avoir influencé la décision, beaucoup dans la communauté artistique l'ont perçue comme une ingérence politique. La réaction a été immédiate et significative, avec plusieurs personnalités clés démissionnant en signe de protestation, notamment Mikala Tai (chef du département des arts visuels de Creative Australia), le philanthrope des arts Simon Mordant (qui a également retiré son financement) et la membre du conseil d'administration Lindy Lee, qui a décrit le processus décisionnel comme "éprouvant et déchirant". Les critiques de l'annulation l'ont qualifiée de censure, tandis que les défenseurs ont fait valoir qu'il s'agissait d'une utilisation responsable des fonds publics plutôt que d'une volonté de réduire au silence l'expression artistique.youtube
En réponse à la controverse entourant la sélection et la réintégration ultérieure de Sabsabi, Creative Australia a chargé le cabinet de conseil en gouvernance Blackhall & Pearl de mener un examen externe de ses processus décisionnels pour la Biennale de Venise 2026. L'examen, publié en juillet 2025, a été accablant dans son évaluation, constatant que l'organisme artistique était "mal préparé au risque de controverse dans une atmosphère d'antisémitisme et d'islamophobie". Ce défaut de gouvernance a incité Creative Australia à présenter publiquement ses excuses à Sabsabi et Dagostino, reconnaissant le préjudice causé par l'annulation de sa décision initiale.visualarts+1
La National Association for the Visual Arts (NAVA) a salué l'examen comme "un pas vers une plus grande transparence", mais a averti que sans "un engagement clair envers la responsabilité publique et l'engagement du secteur, il risque d'être un exercice procédural plutôt qu'un effort significatif pour restaurer la confiance". Cet incident s'est produit pendant une période de transition importante pour l'organisation, qui avait été rebaptisée Australia Council en Creative Australia en 2023 dans le cadre d'un mandat élargi en vertu de la loi de 2023 sur l'amendement du Conseil australien (Creative Australia). La controverse a soulevé des questions plus larges sur l'indépendance du financement des arts en Australie, la NAVA soulignant qu'une "gouvernance forte et transparente est essentielle pour maintenir la confiance du secteur et sauvegarder la prise de décision indépendante dans les arts".linkedin+1
La décision de retirer la nomination de Sabsabi et Dagostino a déclenché une réaction immédiate et vigoureuse de la part de la communauté artistique australienne. Les cinq équipes initialement présélectionnées pour le pavillon australien ont publié une lettre ouverte exigeant la réintégration, décrivant le revirement comme "antithétique à la bonne volonté et à l'indépendance artistique durement acquise, à la liberté d'expression et au courage moral qui sont au cœur des arts en Australie". La controverse a provoqué de multiples démissions de haut niveau, notamment celles de Mikala Tai (chef du département des arts visuels de Creative Australia), de la responsable de programme Tahmina Maskinyar et de la membre du conseil d'administration Lindy Lee.theartnewspaper+1
Plus notable encore, Simon Mordant, qui avait servi deux fois comme commissaire australien à la Biennale de Venise, a démissionné de son poste d'ambassadeur et a retiré son engagement financier important, déclarant : "C'est un jour très sombre pour l'Australie et les arts". La National Association for the Visual Arts a condamné la décision comme étant "motivée par la pression politique et la déformation des faits", avertissant qu'elle "sape l'intégrité du financement indépendant des arts". La controverse a dépassé les frontières de l'Australie, les cercles artistiques internationaux percevant l'incident comme une censure potentielle, ce qui a conduit à d'autres annulations d'expositions, notamment une exposition "indéfiniment reportée" au Monash University Museum of Art qui aurait dû présenter le travail de Sabsabi.biennialfoundation+2