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archaeology+1.archaeology+1.archaeology+1.newsnow+1.archaeology+1.De récentes fouilles archéologiques près du village de Crnobuki, en Macédoine du Nord, ont révélé une découverte majeure qui remet en question les hypothèses précédentes sur les établissements antiques de la région. Les chercheurs pensent désormais avoir découvert Lyncus, la capitale perdue du royaume de Lyncestide, qui remonte au moins au IVe siècle av. J.-C. et présente des éléments architecturaux hellénistiques distinctifs.
La Lyncestide était à l'origine un royaume autonome de Haute-Macédoine qui a maintenu son indépendance vis-à-vis de la dynastie macédonienne des Argéades jusqu'à la conquête par Philippe II en 358 av. J.-C. Sous le roi Arrhabaeus (fils de Bomerus), la Lyncestide est devenue l'État tribal le plus puissant de Haute-Macédoine durant la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C. Le royaume a démontré sa puissance militaire pendant la guerre du Péloponnèse lorsque, en 423 av. J.-C., les forces combinées lyncestiennes et illyriennes ont vaincu les armées alliées du roi macédonien Perdiccas II et du commandant spartiate Brasidas lors de la bataille de Lyncestide. Cette bataille a eu lieu dans un contexte de tensions croissantes entre Athènes et Sparte, les Lyncestiens ayant bénéficié d'un changement d'alliance stratégique lorsque les Illyriens, initialement alignés sur Perdiccas II, ont changé de camp pour soutenir Arrhabaeus.wikipedia+2
Le sort du royaume a basculé lorsqu'il a été annexé par le roi illyrien Bardylis après sa victoire sur Perdiccas III de Macédoine en 360 av. J.-C. Cependant, à peine deux ans plus tard, Philippe II a vaincu Bardylis lors de la bataille de la vallée de l'Erigon, intégrant la Lyncestide au royaume macédonien. Bien que conquis, les Lyncestiens ont conservé leur propre basileus (roi) et ont été intégrés à l'armée de Philippe en raison de leur langue commune, se voyant accorder un statut égal à celui des Macédoniens du Bas-Pays. Philippe II a consolidé cette annexion en établissant Héraclée Lyncestide comme ville principale de la région et par des alliances matrimoniales stratégiques — notamment, son père Amyntas III avait épousé Eurydice Ière, une princesse lyncestienne ayant des liens avec l'Illyrie, achevant ainsi l'absorption politique de la Lyncestide dans le royaume macédonien. Ce lien royal signifie que la grand-mère d'Alexandre le Grand était probablement originaire de Lyncus, ce qui rend les récentes découvertes archéologiques particulièrement significatives pour la compréhension de la lignée royale macédonienne.livescience+3
Le site archéologique de Gradishte, près de Crnobuki en Macédoine du Nord, initialement considéré comme un simple avant-poste militaire de l'époque romaine, s'est révélé être une cité antique prospère s'étendant sur au moins trois hectares. Des techniques archéologiques modernes, notamment le géoradar et le LIDAR déployé par drone, financés par Cal Poly Humboldt, ont mis en évidence un centre urbain sophistiqué qui précède l'Empire romain de plusieurs siècles. Les chercheurs pensent désormais que ce site pourrait être Lyncus, la capitale perdue du royaume de Lyncestide, datant du VIIe siècle av. J.-C.archaeology+3
Les fouilles ont permis de découvrir des objets remarquables qui dépeignent une colonie prospère datant d'au moins 360 av. J.-C., notamment :
myclassicsportal+1balkaneu+1chronicleheritage+1arkeonews+1now.humboldt+1La situation stratégique du site le long des routes commerciales vers Constantinople a conduit l'archéologue Nick Angeloff à suggérer que des figures historiques comme Octave et Agrippa auraient pu y passer en voyageant pour affronter Cléopâtre et Marc Antoine lors de la bataille d'Actium.archaeology+2
La résidence d'élite découverte à Gradishte représente l'exemple le plus septentrional d'architecture ionique hellénistique trouvé à ce jour, illustrant les influences architecturales sophistiquées qui ont atteint même les régions périphériques du royaume macédonien antique. Cette structure, que l'on pense avoir été la demeure d'un noble local, se dresse au sommet de la colline de Gradishte et présente des éléments architecturaux ioniques distinctifs qui étaient généralement associés à des établissements hellénistiques plus centraux. Cette découverte remet en question les hypothèses précédentes sur la sophistication culturelle de régions comme la Pélagonie, autrefois qualifiées de « chefferies primitives analphabètes », mais désormais comprises comme ayant eu des structures sociales complexes avec des familles militaires constituant la noblesse sous un basileus (roi) local.wikipedia+1
Les traditions architecturales hellénistiques en Macédoine du Nord s'étendaient au-delà des résidences d'élite pour inclure des structures funéraires élaborées. La région a développé des pratiques funéraires distinctives qui ont culminé à la période hellénistique avec à la fois des tombes de type « macédonien » et des tombes taillées dans la roche, typiquement « pélagoniennes », datées d'environ 275-225 av. J.-C. Plutôt que de représenter une influence architecturale directe d'une région à l'autre, ces similitudes dans les structures d'élite à travers le monde hellénistique reflètent probablement des « tendances interrégionales partagées » qui se sont développées grâce à des réseaux complexes entre les groupes d'élite méditerranéens au cours du IVe siècle av. J.-C. Cette preuve architecturale renforce l'idée que les régions périphériques comme la Pélagonie étaient des participants actifs à la sphère culturelle hellénistique plus large plutôt que des récepteurs passifs de l'influence macédonienne centrale.arkeonews+1