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bioengineer+1news-medicaloncliveL'ajout de l'immunothérapie atézolizumab à la chimiothérapie avant et après la chirurgie a presque doublé le temps pendant lequel les patients atteints d'un cancer du poumon à un stade précoce ont vécu sans récidive, selon les résultats définitifs de l'essai de phase 3 IMpower030 présentés le 12 septembre lors de la Conférence mondiale sur le cancer du poumon 2026 de l'IASLC à Séoul, en Corée du Sud.bioengineer+1
Les patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules résecable de stade IIB à IIIB ayant reçu de l'atézolizumab périopératoire associé à une chimiothérapie à base de platine ont obtenu une survie médiane sans événement de 62,8 mois, contre 34,9 mois pour ceux traités par chimiothérapie et placebo, soit une différence de près de deux ans et demi. L'essai, sponsorisé par Roche et Genentech, a inclus des patients sans altération des gènes EGFR ou ALK.onclive+1
Au-delà des données de survie, le schéma thérapeutique à base d'atézolizumab a entraîné des taux de destruction tumorale nettement plus élevés avant l'intervention chirurgicale. Une réponse pathologique complète, c'est-à-dire l'absence de cellules cancéreuses viables dans la tumeur retirée, a été obtenue chez 29,6 % des patients du bras atézolizumab, contre 8,5 % avec la chimiothérapie seule. La réponse pathologique majeure, définie par 10 % ou moins de tumeur viable résiduelle, a atteint 53,6 % contre 24,4 %.news-medical+1
Malgré ces améliorations, l'essai n'a pas atteint son seuil prédéfini de significativité statistique pour son critère d'évaluation principal. Les chercheurs ont néanmoins fait état de gains cliniquement significatifs sur plusieurs critères, notamment la survie sans événement évaluée par un comité de revue indépendant et par les chercheurs traitants, la survie sans maladie et la survie globale.bioengineer+1
L'approche périopératoire n'a pas compromis la capacité des patients à subir une intervention chirurgicale. Les taux d'annulation des chirurgies sont restés faibles et similaires entre les deux groupes, et aucun nouveau signal de tolérance n'a été observé. Les événements indésirables ont été plus fréquents pendant la phase néoadjuvante que pendant la phase adjuvante dans les deux bras, ce qui correspond à l'intensité combinée de la chimiothérapie et de l'immunothérapie administrées avant la chirurgie.news-medical+1
« Ces résultats à long terme démontrent des améliorations cliniquement significatives sur plusieurs critères importants et renforcent le rôle de l'immunothérapie périopératoire pour les patients atteints d'un CBNPC résecable », a déclaré le Dr Benjamin Solomon, du Peter MacCallum Cancer Centre de Melbourne, en Australie, qui a présenté les résultats.news-medical
Le cancer du poumon non à petites cellules reste la première cause de décès par cancer dans le monde, et les taux de récidive après la chirurgie ont historiquement été élevés, même lorsque la maladie est diagnostiquée à un stade opérable. La survie médiane sans événement à cinq ans rapportée dans l'étude IMpower030 suggère qu'une proportion significative de patients pourrait bénéficier d'un contrôle durable de la maladie, bien que l'absence de significativité statistique formelle laisse ouvertes des questions sur la manière dont les autorités réglementaires et les comités de recommandations médicales évalueront ces données.bioengineer