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euronews.com.politico.eu+1.clepa.eu+1.La France et l'Allemagne ont annoncé vendredi 16 octobre qu'elles s'étaient mises d'accord sur "une approche commune pour assurer l'avenir de l'industrie automobile européenne". Le pacte associe un objectif d'émissions plus souple pour 2035 à des règles "Made in Europe" plus strictes pour les véhicules, selon le communiqué de presse conjoint publié par l'Élysée.elysee.fr L'accord met fin à des mois de désaccord entre les deux plus grandes économies de l'UE. Il devrait également façonner la politique automobile de l'UE alors que les constructeurs chinois se développent en Europe. "Notre ambition commune est claire : transformer avec succès notre industrie automobile tout en maintenant notre ambition climatique et en garantissant que les voitures de demain soient produites en Europe", indique le communiqué.elysee.fr ## Un compromis entre Paris et Berlin Les deux gouvernements proposent "une voie de décarbonation européenne ambitieuse avec la flexibilité réglementaire nécessaire pour refléter les différentes réalités du marché et conditions technologiques". Le paquet comprend également des incitations à l'investissement, à la recherche, à la production européenne et à des chaînes d'approvisionnement résilientes, selon le communiqué.elysee.fr En pratique, l'Allemagne a accepté des règles de contenu local plus strictes pour les voitures dans le cadre de la proposition de loi sur l'accélérateur industriel, ce que la France réclamait depuis longtemps. En retour, la France a soutenu la volonté de Berlin d'assouplir l'élimination progressive prévue des moteurs à combustion, a rapporté POLITICO. La Commission européenne avait proposé que les constructeurs automobiles réduisent leurs émissions de CO2 de 90 % par rapport aux niveaux de 2021 d'ici 2035 et compensent les 10 % restants. Le plan franco-allemand maintient l'objectif de 90 % mais abandonne l'exigence de compensation, a rapporté Reuters.politico.eu+1 Pour les voitures, le "Made in EU" couvrirait les 27 États membres ainsi que les partenaires européens qui faisaient partie du marché intérieur au 1er janvier 2020, ce qui inclut la Grande-Bretagne. Ces partenaires devraient accepter une pleine réciprocité et s'aligner sur les mesures de protection commerciale de l'UE, telles que les restrictions du bloc sur les véhicules électriques construits en Chine, selon Reuters. Euronews a rapporté que 70 % des composants automobiles, sans compter les batteries, devraient être fabriqués en Europe, ainsi que 10 % du contenu des batteries.reuters.com+1 ## Des réactions partagées Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié l'accord de "bon jour pour les automobilistes et pour les emplois en Allemagne, en France et en Europe", a rapporté Reuters. Les actions automobiles européennes ont progressé après l'annonce, tirant vers le haut l'indice STOXX Europe 600 Automobiles and Parts. L'association européenne des équipementiers automobiles CLEPA a déclaré soutenir la position commune.reuters.com+1 Tout le monde n'était pas d'accord. La division européenne de Toyota a fait valoir que l'inclusion de partenaires de confiance tels que le Japon, la Corée du Sud et la Turquie donnerait à l'UE l'échelle dont elle a besoin pour concurrencer la Chine. Anna Krajinska, du groupe de campagne T&E, a qualifié l'accord d'"erreur historique", selon Reuters.reuters.com ## Prochaines étapes à Bruxelles L'accord a été retardé d'une journée par des divisions au sein de la coalition gouvernementale allemande. Il a progressé une fois que les sociaux-démocrates ont abandonné leur opposition, a rapporté POLITICO. Paris et Berlin doivent encore convaincre les autres membres de l'UE et le Parlement européen, et un texte final est peu probable avant le début de l'année prochaine, a noté Reuters.politico.eu+1 "Nous espérons que cette dynamique franco-allemande pourra rapidement conduire à un accord avec nos partenaires, pour nos emplois et notre industrie", a écrit le président français Emmanuel Macron, a rapporté POLITICO.politico.eu