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ecb.europa+1ecb.europaecb.europaLa Banque centrale européenne a publié mardi son enquête trimestrielle sur la distribution du crédit bancaire, révélant que les banques de la zone euro ont continué de restreindre l'accès au crédit au deuxième trimestre 2026, alors que la guerre en Iran fait grimper les coûts de l'énergie et assombrit les perspectives économiques de la région.
Une proportion nette de 7 % des banques a fait part d'un durcissement des critères de crédit aux entreprises au cours des trois mois s'achevant en juin, contre 10 % au premier trimestre, mais ce chiffre reste supérieur aux moyennes historiques, selon l'enquête de la BCE menée auprès d'environ 150 grands établissements de la zone euro. Les banques ont également durci leurs critères pour les prêts immobiliers et le crédit à la consommation, avec des soldes nets respectifs de 9 % et 12 %. Les secteurs de l'automobile et de l'industrie manufacturière intensive en énergie ont été les plus touchés par ces restrictions, la construction automobile ayant enregistré le durcissement le plus marqué au premier semestre.ecb.europa+1
"L'issue des négociations entre les États-Unis et l'Iran reste une source d'incertitude, les banques ajustant leurs évaluations au fil des discussions", a indiqué la BCE, précisant que certains établissements ont appliqué des restrictions supplémentaires spécifiquement en raison des tensions géopolitiques et de l'évolution du marché de l'énergie. Les risques perçus sur les perspectives économiques et une moindre tolérance au risque sont restés les principaux moteurs pour toutes les catégories de prêts. L'Allemagne, l'Espagne et la France ont fait état de critères plus stricts pour les entreprises, tandis que les banques italiennes ont légèrement assoupli les leurs.ecb.europa+1
Malgré un environnement de crédit plus restrictif, la demande de prêts des entreprises a légèrement augmenté, un solde net de 3 % des banques signalant une hausse des demandes, déjouant ainsi les prévisions qui tablaient sur une baisse de 10 %. Cette demande a été soutenue par les entreprises cherchant à financer leur besoin en fonds de roulement et leurs stocks face à la hausse des coûts des intrants et à l'allongement des délais de livraison. Cependant, une part plus importante de demandes a été rejetée : la part nette des demandes de prêts aux entreprises rejetées est passée à 6 %, son plus haut niveau depuis fin 2024.ecb.europa
La demande de prêts immobiliers a fortement chuté, un solde net de 15 % des banques signalant un recul des demandes, sous l'effet de la détérioration de la confiance des ménages et de la hausse des taux d'intérêt consécutive à la hausse des taux de la BCE en juin. La demande de crédit à la consommation s'est également légèrement repliée.ecb.europa+1
Les banques s'attendent à un nouveau durcissement au troisième trimestre, bien qu'à un rythme plus modéré : un solde net de 5 % prévoit des critères plus stricts pour les entreprises, tandis que les critères pour le crédit à la consommation devraient se durcir de 11 %. La demande de prêts immobiliers devrait continuer de baisser. L'accès aux financements de détail et de gros s'est également détérioré au cours du trimestre, les banques s'attendant à ce que les conditions se dégradent encore durant l'été.ecb.europa+1
Ces résultats soulignent à quel point le conflit en Iran, qui perturbe les marchés de l'énergie depuis début 2026, continue de peser sur les conditions de crédit, alors même que la BCE doit arbitrer entre lutte contre l'inflation et soutien à la croissance. Morgan Stanley prévoyait en mars que la BCE relèverait ses taux à deux reprises cette année en réponse au choc énergétique, et la banque centrale a procédé à la première de ces hausses en juin.morganstanley+2