Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

londonlovesbusiness+1oilpriceenergy.economictimes.indiatimes+1Le conflit actuel au Moyen-Orient devrait priver le traitement mondial de brut d'environ 1,4 million de barils par jour au quatrième trimestre 2026, l'Asie subissant le plus lourd tribut, selon une analyse présentée cette semaine par Wood Mackenzie lors de sa conférence sur les marchés asiatiques du pétrole, du raffinage et de la chimie.londonlovesbusiness+1
Cet avertissement intervient alors que Russell Hardy, PDG du premier négociant indépendant de pétrole au monde, Vitol Group, a déclaré mardi lors de l'Asia Pacific Petroleum Conference à Singapour que les marchés mondiaux des carburants restaient « très, très tendus et inflexibles », les stocks de produits raffinés étant « toujours en baisse » à l'échelle mondiale.reuters+1
Le marché du gazole se trouve au cœur de la crise. Les exportations russes de gazole sont interdites au moins jusqu'à la fin du mois de septembre, tandis que les frappes de drones ukrainiens sur les raffineries russes ont mis hors service des unités traitant 3,5 millions de barils par jour en août. Au Moyen-Orient, les frappes iraniennes sur les raffineries et la paralysie presque totale des flux de produits raffinés passant par le détroit d'Hormuz ont accentué les pressions. Sur le million de barils par jour qui transite actuellement par Hormuz vers l'extérieur, la quasi-totalité est constituée de pétrole brut et non de produits raffinés.oilprice+1
En conséquence, les marges de raffinage des distillats moyens ont atteint des niveaux records ce mois-ci. Les raffineries américaines tournaient à 98 % de leur capacité à la fin du mois d'août, le Midwest atteignant un sommet de 103,5 %, des rythmes jugés insoutenables par les analystes alors que les opérations de maintenance différées ne peuvent être repoussées indéfiniment. « Le système mondial de raffinage dispose de peu de marge de manœuvre pour compenser les perturbations actuelles », ont écrit la semaine dernière Warren Patterson et Ewa Manthey, stratégistes chez ING.oilprice
Wood Mackenzie prévoit que la demande de pétrole en Asie-Pacifique ne retrouvera ses niveaux d'avant-conflit qu'à la fin de 2027, après une baisse de 1,24 million de barils par jour en 2026. Les charges pétrochimiques dépendantes du transit par le détroit d'Hormuz, en particulier le GPL et le naphta, ont été les plus touchées, tandis que les carburants routiers ont fait preuve d'une meilleure résistance. L'Inde mène la reprise régionale et devrait être la première à dépasser ses niveaux de demande d'avant-conflit.energy.economictimes.indiatimes+1
Ces perturbations accélèrent la réorganisation à plus long terme de l'approvisionnement en pétrole brut de l'Asie. La dépendance de l'Asie aux importations de brut devrait atteindre 82 % d'ici 2030, la structure des approvisionnements se tournant vers des barils transportés sur de longues distances en provenance des États-Unis et d'Amérique latine, tandis que la part du Moyen-Orient diminuera par rapport à plus de 65 % aujourd'hui. « Les raffineurs doivent considérer les bénéfices exceptionnels d'aujourd'hui comme un acompte sur leur transformation », a déclaré Alan Gelder, vice-président senior chez Wood Mackenzie, soulignant qu'un retour des prix du Brent dans une fourchette de 50 à 60 dollars une fois le transit par Hormuz pleinement rétabli exposera rapidement les actifs non compétitifs.woodmac+1