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energypolicy.columbiaenergypolicy.columbiacnbcLa Chine, premier importateur mondial de pétrole, a réduit ses importations nettes de brut de 30% sur un an au deuxième trimestre 2026, soit une baisse de 3,5 millions de barils par jour, sans déclin significatif de l'activité économique, selon une nouvelle analyse du Center on Global Energy Policy de l'Université Columbia publiée jeudi.energypolicy.columbia
Ce constat souligne comment Pékin a tiré parti de ses immenses réserves stratégiques de pétrole et de ses contrôles administratifs sur le secteur du raffinage pour absorber ce que plusieurs agences ont qualifié de plus grande perturbation de l'approvisionnement pétrolier depuis des décennies.
Plus de la moitié de la baisse des importations est attribuable à un déstockage plutôt qu'à une réduction de la consommation. Les données officielles chinoises montrent que la Chine a non seulement cessé d'alimenter ses stocks au rythme de 1,57 million de barils par jour observé au deuxième trimestre 2025, mais qu'elle a également puisé 363 000 barils par jour dans ses réserves, soit un basculement combiné de 1,93 million de barils par jour représentant 54% de la réduction des importations.energypolicy.columbia
Le reste provient d'une baisse de 1,6 million de barils par jour du volume de raffinage. Rien qu'en juin, les raffineurs chinois ont réduit leur activité de 18% sur un an pour atteindre 12,5 millions de barils par jour, le niveau le plus bas depuis début 2020. La compression des marges a provoqué ces coupes : la Commission nationale du développement et de la réforme de Pékin a plafonné les hausses des prix de gros du carburant pour protéger les consommateurs, empêchant les raffineurs de répercuter la totalité de leurs coûts d'importation de brut.energypolicy.columbia
La demande de carburant pour le transport a également fléchi, la consommation implicite d'essence chutant de 5% et la demande de diesel de 13% au deuxième trimestre, alors que la hausse des prix à la pompe a poussé certains conducteurs vers les taxis, le covoiturage et la location de véhicules électriques.energypolicy.columbia
Les importations de juillet ont augmenté de 22% par rapport à juin, stimulées par des flux accrus via le détroit d'Ormuz et des achats plus importants auprès d'exportateurs non moyen-orientaux, bien qu'elles soient restées 24% en dessous des niveaux de juillet 2025. L'Agence américaine d'information sur l'énergie a confirmé séparément que la Chine n'avait importé que 8,1 millions de barils par jour au deuxième trimestre, soit une baisse de 32% par rapport au trimestre précédent.eia+1
L'analyste de JPMorgan Natasha Kaneva a cité les coupes dans la demande chinoise comme l'une des trois raisons pour lesquelles les prix du pétrole n'ont pas explosé malgré la perturbation, aux côtés de prélèvements sur les stocks plus faibles que prévu et de réponses de l'offre plus rapides que prévu de la part des producteurs américains et sud-américains.cnbc
L'OPEP et l'AIE ont toutes deux réduit cette semaine leurs prévisions de demande pour 2026. L'AIE prévoit désormais que la demande mondiale de pétrole diminuera de 1,6 million de barils par jour cette année, soit 510 000 barils par jour de plus que son estimation précédente, citant les prix élevés du carburant et la fermeture prolongée d'Ormuz.ogj+2
La question de savoir si les importations chinoises se rétabliront complètement dépend de la pérennité des changements de comportement des consommateurs, comme l'adoption accrue des véhicules électriques et l'utilisation plus fréquente du covoiturage. Comme le note l'analyse de Columbia, "la Chine reviendra presque certainement sur le marché pour reconstituer ses stocks de pétrole et remplir sa nouvelle capacité de stockage, mais il n'y a aucune urgence. Compte tenu de la taille de ses stocks, la Chine peut attendre que le prix soit le bon".energypolicy.columbia