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investors+1benzinga+1biospaceNovartis a traversé l'une de ses pires semaines de mémoire récente après l'échec coup sur coup de deux essais cliniques majeurs de phase avancée, ce qui a provoqué la chute de son action et ébranlé ses partenaires ainsi que ses concurrents dans le secteur de la biotechnologie.
Le samedi 5 septembre, le géant pharmaceutique suisse a révélé que le pelacarsen, son traitement très suivi visant à réduire la Lp(a) développé avec Ionis Pharmaceuticals , n'avait pas réussi à réduire les événements cardiovasculaires lors de l'essai de phase 3 Lp(a)HORIZON, la toute première étude de résultats menée sur une thérapie ciblant la Lp(a). Puis, le mardi 8 septembre, Novartis a annoncé que le del-desiran, l'actif le plus avancé issu de son acquisition d'Avidity Biosciences pour environ 12 milliards de dollars, avait manqué son critère d'évaluation principal dans l'étude de phase 3 HARBOR sur la dystrophie myotonique de type 1.investors+3
Le del-desiran, un conjugué anticorps-oligonucléotide conçu pour acheminer des thérapies à ARN directement dans les cellules musculaires, n'a pas réussi à démontrer une amélioration statistiquement significative du temps d'ouverture de la main par rapport au placebo lors de l'essai HARBOR, qui portait sur près de 160 patients. Les analystes d'Oppenheimer ont qualifié ce résultat de « déception à 12 milliards de dollars ».biospace
Novartis a finalisé l'acquisition d'Avidity en février et avait présenté le del-desiran comme une validation clé de la logique stratégique de cette opération. L'entreprise a indiqué avoir détecté des « preuves d'activité clinique » dans les critères d'évaluation secondaires et exploratoires, et prévoit de consulter les autorités réglementaires sur les prochaines étapes. Deux autres programmes issus d'Avidity restent en développement : le del-zota pour la dystrophie musculaire de Duchenne, qui a reçu la désignation d'examen prioritaire de la FDA, et le del-brax pour la dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale.european-biotechnology+2
Les analystes de Jefferies ont déclaré que l'échec de l'essai HARBOR conférait le « statut de favori » dans la course à la DM1 à Dyne Therapeutics , dont le candidat concurrent, le z-basivarsen, devrait présenter des données de phase 1/2 au début de l'année prochaine.biospace
Ce double échec a fait chuter l'action de Novartis d'environ 14 % mardi, atteignant son plus bas niveau depuis janvier. Ionis Pharmaceuticals a également fortement baissé, compte tenu de son accord de collaboration sur le pelacarsen, tandis que Royalty Pharma , qui avait acquis une participation dans les redevances du pelacarsen pour un montant allant jusqu'à 1,125 milliard de dollars, a également reculé.benzinga+1
L'échec du pelacarsen a des implications plus larges pour l'hypothèse de la Lp(a) elle-même. Bien qu'il soit parvenu à réduire les taux de Lp(a), le médicament n'a pas traduit cette baisse par une diminution des événements cardiovasculaires, ce qui soulève des questions pour les concurrents poursuivant des approches similaires, notamment Amgen et Eli Lilly , selon BioSpace.biospace
Ces revers s'ajoutent à la suspension par Novartis de plusieurs essais de thérapie cellulaire au début de l'été, après le décès de trois patients lié à sa thérapie expérimentale CAR-T, le rapcabtagene autoleucel. L'entreprise fait également face à la pression de l'expiration prochaine de brevets sur des produits bien établis, notamment l'Entresto.european-biotechnology+1
Malgré ces déceptions cliniques, Novartis a maintenu ses prévisions de croissance annuelle des ventes de 5 % à 6 % jusqu'en 2030. Une lueur d'espoir récente : le remibrutinib a présenté des résultats positifs de phase 3 dans la sclérose en plaques récurrente. Néanmoins, avec l'échec de deux de ses trois résultats récents les plus attendus, l'entreprise fait face à des interrogations croissantes sur la stratégie de son portefeuille de projets.european-biotechnology