Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

siliconangle+1bbc+1bbc+1Google Alphabet Inc. et le gouvernement britannique ont annoncé mardi l'Opération Blue Skies, le premier essai au monde soutenu par un État visant à utiliser l'intelligence artificielle pour réduire les traînées de condensation réchauffant le climat dans tout un espace aérien océanique. Ce programme de 5 millions de livres sterling sur 30 mois permettra de vérifier si de légers ajustements d'altitude guidés par les prévisions de l'IA peuvent réduire l'effet de réchauffement des traînées blanches laissées par les avions au-dessus de l'Atlantique Nord.siliconangle+2
L'essai se concentre sur l'espace aérien de Shanwick, la moitié orientale du couloir de l'Atlantique Nord située au nord-ouest de l'Irlande, qui représente environ 5 % du réchauffement global dû aux traînées de condensation. Les traînées de condensation, des nuages de glace formés lorsque les gaz d'échappement des réacteurs rencontrent un air froid et humide, peuvent persister et se transformer en couches retenant la chaleur qui, selon certaines estimations, seraient responsables d'environ un tiers de l'impact climatique total de l'aviation.thenextweb+2
Les modèles d'IA de Google, conçus à partir d'images satellites, de données de vol historiques et des prévisions météorologiques du Met Office, prédiront où les traînées de condensation persistantes sont susceptibles de se former. Ces prédictions seront transmises à NATS, le fournisseur britannique de services de contrôle de la circulation aérienne, dont les contrôleurs pourront alors demander aux pilotes de modifier leur altitude jusqu'à 2 000 pieds, une manœuvre de routine déjà utilisée pour éviter les turbulences.qz+1
Deux périodes opérationnelles se dérouleront au cours des hivers 2026-2027 et 2027-2028, les tests étant concentrés en soirée et la nuit, lorsque les traînées provoquent le réchauffement le plus intense. Environ 10 000 vols traverseront cet espace aérien au cours de chaque période d'essai, bien que seulement 1 % à 5 % d'entre eux soient réorientés.worldaviationfestival+1
La question cruciale est de savoir si le fait d'éviter les traînées de condensation justifie la consommation de carburant supplémentaire. Paul Hodgson, responsable technique chez Google, a déclaré aux journalistes qu'un changement d'altitude complet à travers Shanwick entraîne une consommation supplémentaire d'environ 100 kg de carburant par appareil, mais que la pénalité carbone résultante représente moins de 1 % du réchauffement évité. Des essais antérieurs menés auprès de la compagnie American Airlines avaient permis de réduire la formation de traînées de 60 % à 70 %, selon la BBC.bbc+1
Le ministère britannique des Transports contribue à hauteur de 2,65 millions de livres sterling via le programme de l'Aerospace Technology Institute, tandis que Google UK participe à titre bénévole en apportant 1,4 million de livres en nature sous forme de recherche, de temps d'ingénierie et de ressources de calcul. Des chercheurs de l'Imperial College London et de l'Université de Cambridge vérifieront de manière indépendante l'impact climatique.imperial+2
L'essai s'appuie sur une étude de l'Imperial College publiée en 2020, qui a révélé que la modification de l'altitude de moins de 2 % des vols pouvait réduire le réchauffement dû aux traînées de condensation de 59 %. Keir Mather, ministre de l'Aviation, a qualifié le programme de « première mondiale » et l'a présenté comme faisant partie d'un effort plus vaste comprenant déjà 219 millions de livres engagés dans le carburant d'aviation durable.thenextweb+2
Les résultats devraient être publiés dans des revues académiques à l'issue des deux hivers. Si la méthode est validée, elle pourrait offrir un moyen peu coûteux de réduire l'empreinte climatique de l'aviation sans nécessiter de nouveaux moteurs ou carburants, bien qu'elle intervienne alors que la consommation d'énergie de Google pour alimenter ses centres de données d'IA continue de grimper.thenextweb