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nytimes+1nytimes+1nytimes+1La guerre en cours entre les États-Unis et l'Iran, qui a bloqué le détroit d'Ormuz depuis février, remodèle le marché automobile mondial. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les véhicules électriques devraient désormais représenter 29 pour cent de toutes les voitures neuves vendues dans le monde en 2026, contre seulement 4 pour cent en 2020.nytimes+1
La fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite plus de 20 pour cent du commerce mondial de pétrole, a fait grimper les prix du brut Brent de plus de 25 pour cent depuis le début du conflit. Cette perturbation de l'approvisionnement représente ce que le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, a qualifié de "plus grand choc d'approvisionnement pétrolier de l'histoire".eenews+2
La flambée des prix s'est traduite directement par un changement de comportement des consommateurs. En Australie, au Brésil, en Inde et en Corée du Sud, les ventes de véhicules électriques ont environ doublé entre mars et juin par rapport à la même période en 2025, selon les données de l'AIE publiées fin juillet. L'Afrique du Sud a vu ses ventes de véhicules électriques multipliées par plus de cinq au premier semestre 2026, tandis que plusieurs pays d'Asie du Sud-Est, dont le Laos, ont ouvert leurs marchés à un afflux de véhicules à batterie fabriqués en Chine.nytimes+1
L'analyste de BloombergNEF, Andrew Grant, a noté une augmentation marquée des recherches en ligne pour les véhicules électriques depuis le début du conflit, en particulier dans les pays connaissant les plus fortes hausses des prix du carburant. "À mesure que les prix du pétrole se maintiennent à un niveau élevé, vous verrez des ventes de véhicules électriques plus importantes que ce à quoi vous auriez pu vous attendre autrement", a déclaré Grant.nytimes
Aux États-Unis, la situation est plus complexe. Le Congrès a supprimé le crédit d'impôt fédéral de 7 500 dollars pour les véhicules électriques à compter du 30 septembre 2025, supprimant ainsi une incitation à l'achat essentielle. Les ventes de véhicules électriques aux États-Unis ont chuté ce printemps en conséquence. Pourtant, la hausse des prix de l'essence pousse davantage de consommateurs américains vers des options électriques. L'intérêt pour les nouveaux véhicules électriques a grimpé de 16 pour cent au premier trimestre, tandis que l'intérêt pour les véhicules électriques d'occasion a bondi de 30 pour cent.financialcontent+3
La Chine, qui représente environ la moitié des ventes mondiales de véhicules électriques, a également vu ses achats totaux de véhicules diminuer dans un contexte d'économie atone et de réduction des subventions gouvernementales, bien que sa part de marché des véhicules électriques ait continué de croître.nytimes
La crise a suscité une vague de mesures politiques. L'Irlande et les Pays-Bas ont lancé des programmes de reprise de véhicules, le Chili a encouragé les bus et taxis électriques, et l'Espagne a prolongé les crédits d'impôt pour les véhicules électriques. Le Laos a interdit les importations de nouvelles voitures à essence pour le reste de l'année 2026. Plusieurs pays, dont le Cambodge et le Kenya, ont temporairement réduit les droits de douane sur les véhicules électriques importés.nytimes
L'AIE a déclaré dans son rapport Global EV Outlook 2026 que "la crise a clairement renforcé l'argument en faveur des véhicules électriques comme moyen d'améliorer la sécurité énergétique et de répondre aux préoccupations concernant les coûts du carburant". Le maintien de cette dynamique dépend en partie de la durée du conflit, mais les analystes affirment que la baisse des coûts des batteries soutiendra la tendance à long terme, quels que soient les prix du pétrole. "Nous pensons que les fondamentaux économiques de la baisse des coûts des batteries entraîneront une augmentation des ventes de véhicules électriques au fil du temps", a déclaré Grant.iea+1