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reutersreuters+1bairdmaritimeSix mois après que le conflit entre les États-Unis et l'Iran a effectivement fermé le détroit d'Ormuz, les États du Golfe Persique engagent des milliards de dollars dans des infrastructures alternatives, telles que des pipelines, des ports et des chemins de fer, alors que la région est confrontée à ce que certains considèrent désormais comme un changement permanent des routes commerciales mondiales.
Le détroit, qui transportait auparavant 20 % des flux pétroliers mondiaux, est pratiquement bloqué depuis le début de la guerre fin février, selon Reuters. Les gouvernements du Golfe se précipitent désormais pour construire ce qu'une source industrielle a qualifié de solutions permanentes et intégrées pour contourner ce goulot d'étranglement.bairdmaritime+1
DP World, l'un des plus grands opérateurs portuaires au monde, a conclu un accord en juillet avec l'Autorité portuaire de Fujairah pour une concession de 50 ans visant à développer deux nouveaux terminaux sur la côte est des Émirats arabes unis : le terminal à conteneurs et polyvalent d'Al Rugaylat et le terminal de fret général de Dibba. Al Rugaylat sera une porte d'entrée en eau profonde capable d'accueillir des porte-conteneurs ultra-larges, avec une capacité annuelle allant jusqu'à 2,5 millions d'EVP. Ces terminaux porteront la capacité de conteneurs de DP World aux Émirats arabes unis de 19,4 millions d'EVP à près de 22 millions d'EVP.reuters+1
L'Arabie saoudite a accéléré ses plans d'expansion de la capacité de ses pipelines de pétrole brut vers sa côte ouest sur la mer Rouge, ont déclaré des sources à Reuters, aidant potentiellement ses voisins à transporter plus de pétrole sans traverser le détroit. La Kuwait Petroleum Corporation est en discussion avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis pour acheminer ses expéditions via leurs réseaux de pipelines, tandis que l'Irak travaille à l'expansion de ses exportations via le port turc de Ceyhan.reuters+1
La Turquie et l'Arabie saoudite ont signé en juin un protocole d'accord sur un projet ferroviaire reliant les deux pays via la Jordanie et la Syrie d'ici trois à quatre ans, selon le ministre turc des Transports, Abdulkadir Uraloglu. La première phase du chemin de fer transporterait des marchandises, du pétrole, du gaz naturel et des passagers entre l'Arabie saoudite, la Turquie, la Jordanie, la Syrie et l'Europe, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, Oman et éventuellement le Yémen devant rejoindre le projet plus tard.timesofisrael+1
Uraloglu a déclaré à Al Jazeera que la route reliant l'Arabie saoudite à la frontière jordanienne est terminée, tandis que du côté turc, la liaison entre Islahiye, Kilis et Gaziantep est achevée, laissant un vide d'environ 400 kilomètres à travers la Syrie et la Jordanie.reuters+1
Le fonds souverain d'Abou Dabi, L'IMAD, a annoncé son intention de racheter le reste d'AD Ports tout en revoyant la stratégie de l'entreprise dans un contexte de baisse d'environ deux tiers du trafic de conteneurs aux Émirats arabes unis au deuxième trimestre. Le Qatar et le Koweït font face à des contractions économiques d'un peu plus de 8 % cette année, tandis que la croissance de l'Arabie saoudite a ralenti à 1,4 % contre 4,5 % en 2025, selon un sondage Reuters.bairdmaritime
La récente crise du détroit d'Ormuz nous a donné une leçon très importante : ces vulnérabilités sont réelles et peuvent survenir à tout moment dans n'importe quel goulot d'étranglement, a déclaré Afaq Hussain, ancien chercheur principal à l'Initiative pour le Moyen-Orient de l'Atlantic Council.bairdmaritime