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wiredwired+1wired+1En juin, Meta a rejeté les rapports sur son système de reconnaissance faciale, les qualifiant de sensationnalistes, et a déclaré que la fonctionnalité "n'existe pas". Cinq semaines plus tard, son directeur technique a ouvertement décrit le même système par son nom, a expliqué comment il fonctionne et l'a qualifié d'utile. Ces contradictions ont suscité un nouvel examen de la part des défenseurs de la vie privée et des journalistes cherchant à savoir si l'entreprise construit des outils de surveillance biométrique pour ses lunettes intelligentes.
La confusion remonte à une enquête de WIRED du 4 juin qui a découvert un code de reconnaissance faciale dormant — appelé en interne NameTag — intégré dans l'application compagnon IA de Meta, qui a été installée sur plus de 50 millions de téléphones. Le code avait été intégré dans l'application via des mises à jour commençant en janvier 2026 sans aucune divulgation publique.wired+2
Après le rapport, Andy Stone, vice-président des communications de Meta, a rejeté les conclusions de WIRED, affirmant que l'entreprise ne pouvait pas répondre aux questions sur le fonctionnement du système car "la fonctionnalité n'existe pas". Andrew Bosworth, directeur technique de Meta, est allé plus loin, qualifiant le reportage d'"incroyablement trompeur" et d'"absolument malhonnête". Meta a ensuite supprimé le code NameTag de l'application dans la journée suivant le rapport.facebook+3
Pourtant, dans une interview en juillet avec le journaliste Nicholas Thompson, Bosworth a discuté longuement de NameTag en tant que fonctionnalité réelle avec une conception et un objectif clairs. "C'est ce que nous appelons la fonctionnalité NameTag", a déclaré Bosworth, la décrivant comme un système chiffré localement qui mémoriserait les visages des personnes qu'un utilisateur rencontre tout en portant les lunettes intelligentes de Meta. Il l'a présentée comme une solution au "problème de la soirée cocktail" consistant à oublier les noms, et a suggéré des avantages en matière d'accessibilité pour les utilisateurs aveugles et malvoyants.gizmodo
L'écart entre le déni catégorique de Stone en juin et la description détaillée de Bosworth en juillet a soulevé des questions sur la coordination interne de Meta et la responsabilité publique concernant les fonctionnalités d'IA sensibles. WIRED a publié un suivi le 14 juillet notant les contradictions, demandant si une fonctionnalité logicielle "existe" une fois que son code a été déployé sur des millions d'appareils.wired+1
Les défenseurs de la vie privée ont souligné l'historique de Meta avec les données biométriques — l'entreprise a précédemment construit une base de données d'un milliard de visages via Facebook avant de la supprimer après des poursuites judiciaires du Texas et de l'Illinois. Le porte-parole de Meta, Ryan Daniels, a maintenu en juin que "nous ne construisons pas de base de données centrale de visages", décrivant tout le travail comme purement "exploratoire".engadget+2
L'épisode souligne une tension récurrente : Meta continue de développer des outils biométriques puissants tout en minimisant simultanément leur état de préparation, laissant le public concilier les dénis officiels avec le code déjà présent sur leurs téléphones.