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nb+1realeconomy.rsmus+1freemalaysiatodayLe yen japonais s'échangeait autour de 159 pour un dollar lundi, ayant abandonné environ la moitié des gains accumulés après l'intervention conjointe historique des États-Unis et du Japon sur les devises fin juillet, qui avait éloigné la monnaie de ses plus bas niveaux en près de quarante ans. Le rebond du dollar face au yen (USD/JPY) souligne le consensus croissant des analystes selon lequel une intervention seule ne peut garantir la vigueur durable du yen sans de nouvelles hausses de taux de la Banque du Japon.
Le ministère des Finances du Japon et le Trésor américain ont confirmé une opération conjointe d'achat de yens le 1er août, la première intervention coordonnée depuis 1998, le Japon ayant dépensé un montant estimé entre 36 et 59 milliards de dollars tandis que les États-Unis vendaient des euros plutôt que des dollars. Le yen a d'abord bondi de près de 163 à environ 157, avant de retomber vers 159.nb+1
« L'intervention a modifié la trajectoire. Elle n'a pas éliminé l'attrait des taux d'intérêt qui soutient le carry trade », a déclaré à Reuters Matthew Tuttle, PDG de Tuttle Capital Management. Le yen s'est apprécié de 0,2 % lundi pour s'établir autour de 159,04 pour un dollar, ignorant des données sur le PIB japonais plus faibles que prévu, qui affichent une croissance annualisée de seulement 1,1 % au deuxième trimestre.freemalaysiatoday+1
L'ancien haut diplomate chargé des devises, Mitsuhiro Furusawa, a indiqué à Reuters que le Japon pourrait procéder à une nouvelle intervention conjointe « à tout moment » et signaler la possibilité de relever les taux d'intérêt plus rapidement que prévu pour freiner une nouvelle dépréciation.economies
Volkmar Baur, de la Commerzbank, soutient que la croissance nominale solide du Japon et une inflation plus élevée que prévu devraient maintenir la pression sur la BoJ pour qu'elle relève ses taux dès septembre ou octobre. Joe Amato, de Neuberger Berman, a écrit que « l'intervention n'aura pas d'effet durable sans un véritable changement de politique », soulignant que la BoJ reste une exception parmi les banques centrales des marchés développés alors qu'elle normalise progressivement sa politique.fxstreet+1
Les marchés évaluent actuellement à environ 80 % la probabilité d'une hausse des taux lors de la réunion de la BoJ des 17 et 18 septembre, les investisseurs s'attendant à trois hausses supplémentaires d'ici juillet 2027. Joe Brusuelas, économiste en chef chez RSM, a prévenu que si la BoJ ne relève pas ses taux et que le gouvernement ne stimule pas une croissance plus forte, « il faut s'attendre à ce que les investisseurs contestent la volonté de Tokyo et de Washington de maintenir cette intervention initiale et poussent à nouveau le yen vers 170 ».realeconomy.rsmus
Le dollar est tombé lundi à son plus bas niveau depuis plus de deux mois, les traders ayant réduit leurs paris sur une hausse des taux américains après la publication de données plus modérées sur l'inflation et les ventes au détail la semaine dernière. La probabilité d'une hausse des taux de la Fed lors de sa réunion de septembre est tombée à 30,8 %, contre 52,2 % une semaine plus tôt. L'attention se tourne désormais vers le symposium de Jackson Hole de la Réserve fédérale la semaine prochaine, où les investisseurs chercheront des indications pour savoir si le cycle de resserrement est terminé.freemalaysiatoday
La ministre des Finances Satsuki Katayama et le secrétaire au Trésor Scott Bessent ont tous deux signalé qu'ils « n'hésiteraient pas » à intervenir à nouveau en cas de reprise de mouvements désordonnés, un avertissement qui pourrait inciter les spéculateurs à la prudence alors que le yen approche des 160.nb