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cnbc+1axios+1pennmutualamL'effort du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, pour maîtriser la flambée des rendements obligataires grâce à un rachat de dette massif a fait long feu mercredi, alors que les rendements de la dette publique américaine ont grimpé à leurs plus hauts niveaux en près de trois ans, et ont continué de progresser jeudi dans un contexte de nouveau choc pétrolier.
Le département du Trésor a annoncé mercredi qu'il rachèterait jusqu'à 6 milliards de dollars d'obligations à 10 et 20 ans, soit trois fois l'opération standard de 2 milliards de dollars et au-dessus du minimum de 4 milliards de dollars qu'il avait signalé en août. Mais au lieu de rebondir à cette nouvelle, les prix des obligations ont chuté et les rendements ont bondi. Le rendement du Trésor à 10 ans a brièvement touché 4,85% mercredi avant de grimper au-dessus de 4,9% jeudi, son plus haut niveau depuis novembre 2023, alors que les prix du pétrole aux États-Unis ont franchi la barre des 100 dollars le baril pour la première fois depuis avant le Memorial Day.axios+4
Les traders et les stratèges ont déclaré que le rachat était tout simplement trop modeste pour influencer un marché où environ 32 000 milliards de dollars de titres du Trésor s'échangent publiquement. Ira Jersey, stratège des taux chez Bloomberg Intelligence, a écrit que le Trésor devrait annoncer "10 milliards de dollars ou plus par opération" pour produire l'effet de choc nécessaire pour forcer les investisseurs à reculer. Guneet Dhingra, responsable de la stratégie des taux américains chez BNP Paribas, a qualifié le programme de "simple solution pansement qui ne traite pas la plaie beaucoup plus profonde du déficit structurel".axios
Les propres contraintes du Trésor limitent sa marge de manœuvre. Tout achat doit être financé soit en puisant dans le solde de trésorerie du gouvernement, soit en émettant davantage de dette à court terme, des mesures qui comportent leurs propres risques pour les taux et la crédibilité budgétaire.axios
La vente massive aux États-Unis s'inscrit dans une hausse synchronisée des coûts d'emprunt dans les économies développées. Les rendements des gilts britanniques à 10 ans ont atteint 5,295% jeudi, leur plus haut niveau depuis 2007. Les obligations d'État françaises à 10 ans ont dépassé les 4%, un sommet depuis la crise financière de 2008, alors que l'impasse politique sur le budget national aggrave les inquiétudes budgétaires. Le rendement à 10 ans du Japon a franchi les 3% pour la première fois depuis 1996, un mouvement qui menace d'attirer les investisseurs japonais, historiquement parmi les plus gros acheteurs étrangers de bons du Trésor, vers les obligations nationales.pennmutualam+2
La flambée des prix du brut a intensifié la pression jeudi. Le brut Brent a grimpé au-dessus de 105 dollars le baril dans un contexte d'escalade du conflit au Moyen-Orient, ravivant les craintes d'inflation quelques jours avant la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale. La hausse du pétrole a éclipsé une lecture modérée de l'inflation de gros en août, conforme aux attentes. Les investisseurs attendent désormais les données sur les prix à la consommation de vendredi et la décision de la Fed sur les taux la semaine prochaine, les marchés étant divisés sur la question de savoir si la banque centrale relèvera à nouveau ses taux.247wallst+2