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tradingeconomics+1reuters+1global.kawasakiLe rendement des obligations d'État japonaises à 10 ans a bondi jeudi à son plus haut niveau depuis près de 30 ans, alors que les investisseurs s'inquiètent de plus en plus de la trajectoire budgétaire du pays sous la Première ministre Sanae Takaichi et se préparent à de nouvelles hausses des taux d'intérêt de la Banque du Japon.
Le rendement de référence à 10 ans a atteint environ 2,81 % le 3 juillet, un niveau jamais vu depuis octobre 1996, selon les données du marché. Cette poussée s'ajoute à une vente plus large d'obligations d'État japonaises qui s'est intensifiée depuis que la BOJ a relevé son taux directeur à 1 % le 16 juin — le plus haut niveau depuis 1995 — lors d'un vote de 7 contre 1. Le rendement à 30 ans s'est maintenu près de 4,03 %, tandis que l'écart entre les obligations japonaises à 10 ans et à 2 ans a atteint un record de 140 points de base le 2 juillet.cnbc+5
BNP Paribas a relevé ses prévisions pour le taux d'intérêt terminal de la BOJ à 2,5 %, l'économiste principal Kono prévoyant que le taux directeur atteindrait 1,25 % d'ici la fin de l'année et 2,0 % d'ici la fin de 2027. Un résumé de la réunion de juin de la BOJ, publié le 24 juin, a montré que plusieurs membres du conseil d'administration demandaient des hausses de taux plus rapides pour ramener la politique vers des niveaux neutres, selon Reuters.reuters+2
La pression vendeuse sur les obligations à plus long terme reflète une inquiétude croissante concernant le programme de dépenses de la Première ministre Takaichi. Bloomberg a rapporté le 30 juin que les rendements des obligations japonaises à très long terme ont fortement grimpé alors que ses plans d'expansion budgétaire ont approfondi l'anxiété du marché. CNBC a rapporté fin mai que le budget supplémentaire de Takaichi — estimé à environ 3 000 milliards de yens — a soulevé des doutes sur son engagement envers la discipline budgétaire, les dépenses supplémentaires étant financées par des obligations couvrant le déficit.cnbc+1
Selon une analyse du groupe CME , le programme de Takaichi prévoit d'augmenter les dépenses de 21 300 milliards de yens, soit environ 3,7 % du PIB, en se concentrant sur la défense, l'IA et les semi-conducteurs, ce qui pourrait faire passer le déficit budgétaire du Japon de 2,5 % du PIB à environ 6 % au cours de l'exercice se terminant en mars 2027.cmegroup
La hausse des coûts d'emprunt a poussé les entreprises japonaises vers les obligations convertibles comme alternative de financement moins chère. Kawasaki Heavy Industries a annoncé le 2 juillet une offre combinée de nouvelles actions et d'obligations convertibles à coupon zéro totalisant environ 101 milliards de yens pour financer l'infrastructure hydrogène et le développement de l'IA. Plus tôt cette année, Nippon Steel a émis 600 milliards de yens d'obligations convertibles — la plus grande opération de ce type dans l'histoire des entreprises japonaises — pour refinancer son acquisition d'U.S. Steel, selon Reuters.reuters+1
La BOJ a indiqué qu'elle continuerait à réduire ses achats d'obligations d'État de 200 milliards de yens par trimestre tout en maintenant des achats mensuels de 2 000 milliards de yens jusqu'en avril 2027, une position qui supprime une source clé de demande sur le marché à un moment où les préoccupations budgétaires pèsent déjà sur les prix.cnbc