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investinglive.investinglive.marketscreener.Les pétroliers transportent à nouveau du pétrole brut à travers le détroit d'Ormuz dans des volumes proches des niveaux d'avant-guerre. Cependant, très peu de diesel et d'autres carburants raffinés transitent avec lui, et les raffineries du Golfe endommagées privent le monde du carburant dont il a le plus besoin.
Les données de Kpler rapportées par le Wall Street Journal montrent que les flux de brut à travers le détroit ont atteint une moyenne d'environ 10,3 millions de barils par jour au cours des sept jours précédant le samedi 3 octobre. Cela représente environ 76 % de la base de référence d'avant-guerre. Les produits raffinés tels que le diesel et l'essence n'ont atteint qu'environ 1,3 million de barils par jour, soit environ 11 % des flux totaux. Avant la guerre, ils représentaient plus de 20 %. Le Journal a indiqué que si les navires sortent presque autant de brut du détroit qu'avant la guerre avec l'Iran, "ils ne transportent pratiquement aucun baril du carburant dont le monde a le plus besoin : le diesel".investinglive+1
Les raffineries en Arabie saoudite, au Koweït, aux Émirats arabes unis, en Irak et ailleurs sont toujours à l'arrêt après des frappes de missiles et d'autres pannes liées à la guerre. La majeure partie du brut quittant le Golfe se dirige vers l'Asie. Les raffineurs en Chine, au Japon et en Corée du Sud conservent la majeure partie de leur production de carburant pour leur consommation intérieure plutôt que de l'exporter. Kpler a estimé le débit des raffineries du Moyen-Orient à environ 7,3 millions de barils par jour en août, contre 9,9 millions en février. Il ne prévoit pas de reprise complète avant le deuxième trimestre 2027.ibtimes+1
Cela laisse les États-Unis comme l'un des rares grands fournisseurs. Les prix du diesel aux États-Unis ont atteint une moyenne record d'environ 6,50 dollars le gallon à la fin du mois dernier. Les membres du G7 ont convenu le 2 octobre de libérer jusqu'à 100 millions de barils de brut et de diesel provenant des réserves d'urgence. Le président Trump a signé un décret autorisant l'utilisation temporaire sur route de diesel teinté en rouge, exonéré de taxes. Ritterbusch & Associates a qualifié ce décret de "nouveau pansement", car la pénurie découle principalement de la perturbation de l'approvisionnement via Ormuz.investinglive+3
L'Arabie saoudite est le moteur d'une grande partie de la reprise du brut. Son ministre de l'Énergie a déclaré mardi que les flux sur l'oléoduc Est-Ouest avaient atteint 5,8 millions de barils par jour après que des attaques de drones aient fermé la ligne à la mi-septembre. Kpler estime qu'environ 40 % des exportations de pétrole du Golfe contournent désormais complètement le détroit. Les prix du pétrole ont chuté mardi alors que les traders pesaient la reprise des exportations face à de nouveaux incidents maritimes près d'Ormuz et aux combats près du détroit de Bab el-Mandeb.marketscreener+1
Les autres matières premières se redressent plus lentement. Les données de Kpler montrent que les flux de gaz naturel liquéfié à travers le détroit sont toujours environ 80 % inférieurs aux niveaux de février, bien qu'ils aient augmenté en septembre pour atteindre leur plus haut niveau depuis le début de la guerre. Les frappes iraniennes sur les installations de Ras Laffan au Qatar en mars ont réduit sa capacité de production d'environ 17 %. Selon Argus Media, seuls huit navires transportant de l'urée ont quitté le Golfe en septembre, et les flux d'ammoniac se sont pratiquement arrêtés.sadanews
Tatiana Mitrova, du Center on Global Energy Policy de l'Université Columbia, a déclaré que l'écart s'explique par l'économie du transport maritime. "La route peut devenir praticable, mais cela ne signifie pas nécessairement qu'elle est commercialement viable pour tous les types de transport", a-t-elle déclaré.sadanews