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news.futunn+1bloomberg+1news.futunn+1Le crack spread du diesel américain a franchi la barre des 97 dollars le baril en séance jeudi, se rapprochant du seuil des 100 dollars alors que la crise du détroit d'Ormuz, qui dure depuis cinq mois, a déclenché ce que les banques de Wall Street qualifient de « tempête parfaite » sur les marchés mondiaux des produits raffinés. Alors que trois des quatre principaux centres de raffinage de la planète font face à des perturbations opérationnelles, Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. , Citi Citigroup Inc. , Bank of America et Jefferies ont tous alerté sur la gravité de cette crise de l'offre.
Le baril de Brent s'est négocié entre 87 et 90 dollars cette semaine, affichant une hausse de près de 5 %, mais ces mouvements semblent dérisoires face à la volatilité des marchés du diesel. Sam Burwell, analyste chez Jefferies, a écrit mercredi que « les tensions sur le marché pétrolier mondial se manifestent dans les marges de raffinage (cracks), et non dans le brut ». Daan Struyven, de Goldman Sachs, a souligné que les exportations de diesel depuis le golfe Persique ont chuté de 80 % sur un an depuis le début du conflit avec l'Iran, contre une baisse de 48 % pour les exportations de pétrole brut.news.futunn+1
Le rapport d'août de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), publié mercredi, prévoit un déficit de l'offre mondiale de pétrole de 1,8 million de barils par jour ce trimestre, soit plus du double de sa précédente estimation. L'agence anticipe ainsi le déficit annuel de l'offre le plus important depuis cinq ans.bloomberg+1
Le Moyen-Orient, la Russie et la Chine subissent tous des perturbations de raffinage à des degrés divers. Seuls une dizaine de navires transitent désormais chaque jour par le détroit d'Ormuz, contre 30 à 40 avant le début de la crise début mars.news.futunn
Les exportations russes de diesel et de gazole ont sombré à seulement 80 000 barils par jour au cours de la première semaine d'août, contre plus d'un million de barils par jour fin 2025, selon les données de Bloomberg. Moscou a interdit les exportations de diesel le 8 juillet après que des frappes de drones ukrainiens ont mis hors service environ 25 % de sa capacité totale de raffinage. De son côté, la Chine n'a pas repris ses exportations de produits pétroliers vers l'Asie, ses importations de brut restant inférieures d'environ 3 millions de barils par jour à la moyenne sur cinq ans.united24media+3
Les États-Unis sont devenus le seul grand centre de raffinage à fonctionner normalement, poussant les acheteurs européens et asiatiques à se ruer sur les exportations de carburant américain. Anthony Yuen, de chez Citi, a averti que les stocks mondiaux de diesel observables sont tombés sous leur plus bas niveau en cinq ans. Le taux d'utilisation des raffineries américaines reste proche de ses sommets saisonniers en 20 ans, les opérateurs cherchant à capter des marges records.oilprice+1
Francisco Blanch, responsable des matières premières chez Bank of America, a prévenu que « sans une reprise substantielle de l'offre, le marché du diesel restera tendu, volatil et cher pendant une grande partie de l'année prochaine ». Les négociations entre les États-Unis et l'Iran restent dans l'impasse, le marché de prédiction Polymarket montrant que la probabilité d'une prolongation de 60 jours des discussions a chuté de 80 % à environ 25 % au cours de la semaine écoulée.news.futunn