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nationalheraldindia+1alwihdainfo+1carboncopy+1Les inondations soudaines et catastrophiques qui ont frappé la frontière entre le Tibet et le Népal le 26 août ont tué au moins 1 355 personnes au Népal et 43 au Tibet, tandis que près de 5 000 personnes sont toujours portées disparues. Alors que les efforts de secours se poursuivent, les climatologues chinois lient désormais directement la catastrophe au réchauffement climatique et à l'accélération du recul des glaciers sur le plateau tibétain, soulevant des questions urgentes sur l'avenir de la région montagneuse la plus peuplée du monde.wikipedia+1
La catastrophe a commencé lorsqu'une masse massive de glace et de roche, estimée entre 1 et 1,3 kilomètre de large, s'est détachée d'une pente de haute altitude près de la frontière entre le Népal et la Chine pour plonger dans le Lhende Khola, un affluent du Bhote Koshi. L'onde de crue résultante, un événement en cascade impliquant de la glace, des roches, des débris et le blocage temporaire de la rivière, a ravagé des établissements le long d'un tronçon de 72 kilomètres de la rivière Trishuli au Népal, détruisant le poste frontière de Gyirong côté chinois et dévastant des dizaines de villages en aval.carboncopy+1
Kang Shichang, directeur de l'Institut des risques de montagne et de l'environnement de l'Académie chinoise des sciences, a déclaré au quotidien chinois The Paper que les glaciers du plateau tibétain ont vu leur superficie diminuer d'environ 24 % au cours des six dernières décennies. Le déclin a été plus marqué dans le sud de l'Himalaya, où la surface glaciaire a chuté d'environ 40 % sur la même période. Kang a attribué ce recul principalement au réchauffement climatique.alwihdainfo+1
Le chercheur Nie Yong, du même institut, a précisé que le plateau compte désormais plus de 14 000 lacs glaciaires couvrant plus de 1 100 kilomètres carrés, avec une superficie lacustre augmentant d'environ 1 % par an. "Ces lacs en expansion continue sont devenus la principale source de risques de catastrophes géologiques dans les zones de haute altitude", a déclaré Nie.nationalheraldindia+1
L'inondation a endommagé 12 projets hydroélectriques le long de la rivière Trishuli, générant environ 430 mégawatts d'électricité. La catastrophe a également relancé les critiques concernant le méga-barrage prévu par la Chine sur le Brahmapoutre, un projet d'une capacité prévue d'environ 60 gigawatts qui serait la plus grande installation hydroélectrique au monde. Les critiques soutiennent que la construction d'infrastructures massives dans une région où les glaciers reculent et où les pentes deviennent instables fait peser des risques profonds sur les populations en aval au Népal, en Inde et au Bangladesh.eco-business+2
Sun Xiaoguang, chef de l'Observatoire météorologique de la région autonome du Tibet, a averti que le Tibet pourrait connaître davantage d'événements météorologiques extrêmes à mesure que les températures continuent d'augmenter. "Selon notre surveillance, nous constatons des jours de pluie de courte durée, un déséquilibre des régimes pluviométriques et une hausse de la température au Tibet", a déclaré Sun à PTI.nationalheraldindia
Dans un article pour The Revelator, le militant écologiste népalais Pradeep Majgaiyan a qualifié la catastrophe de question de justice climatique : "L'Américain moyen produit plus de 20 fois plus de dioxyde de carbone que le Népalais moyen", a-t-il écrit, arguant que ceux qui ont le moins contribué au réchauffement en subissent les pires conséquences.whowhatwhy
Les experts soulignent que le défi s'étend bien au-delà du Népal. Madhavan Rajeevan, vice-chancelier de l'Université Atria et ancien scientifique principal au ministère indien des Sciences de la Terre, a appelé à un système intégré de surveillance multi-risques de l'Himalaya impliquant l'Inde, le Népal et la Chine, écrivant que "les glaciers ne reconnaissent pas les frontières politiques". Les principaux partis politiques népalais ont proposé une diplomatie des catastrophes avec la Chine, incluant le partage de données en temps réel et l'étude conjointe des lacs glaciaires à haut risque du côté chinois de la frontière, une coopération qui reste, pour l'instant, largement théorique.carboncopy+1