Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

scmpscmpreutersLes constructeurs chinois de véhicules électriques redessinent rapidement le paysage automobile européen, s'adjugeant une part record de 10,7 % des ventes de voitures neuves dans 18 pays d'Europe de l'Ouest au deuxième trimestre 2026, selon des données de Schmidt Automotive Research citées par le South China Morning Post. Cette poussée, qui représente près du double des 5,7 % enregistrés un an plus tôt, intervient alors que la volatilité des prix des carburants incite davantage d'acheteurs à se tourner vers les véhicules électriques à batterie.scmp
BYD, le plus grand constructeur automobile chinois, a livré 91 500 unités au cours du trimestre pour s'octroyer une part de marché de 2,8 %, dépassant à la fois Tesla et la marque britannique MG, aujourd'hui propriété de SAIC Motor. BYD a lancé deux modèles de luxe en Europe sous sa marque Denza en avril et juillet, et a annoncé son intention d'installer 3 000 stations de recharge rapide à travers la région d'ici mars 2027.scmp
Tesla a néanmoins porté sa propre part de marché à 2,6 %, contre 1,7 % un an plus tôt, portée par des baisses de prix qui ont ramené de nombreux modèles à un peu plus de 30 000 €. Les analystes de Schmidt ont souligné que la politique tarifaire agressive de Tesla « a évité une chute plus marquée pour les marques américaines », dont la part globale est retombée à 6,5 %.scmp
Les ventes de BYD à l'international ont atteint un niveau record de 179 841 unités en juillet, en hausse de 124 % sur un an, représentant environ 43 % de son total mensuel. L'entreprise a révisé à la hausse son objectif de ventes à l'étranger pour 2026, le faisant passer de 1,3 million à 1,5 million de véhicules.automotiveworld+1
Les gains enregistrés en Europe s'inscrivent dans une tendance plus large désormais visible dans les données du commerce mondial. Dans une chronique pour Reuters publiée lundi, Gavin Maguire, spécialiste des matières premières, a mis en lumière un chevauchement frappant : l'Australie, le Brésil, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, le Canada, les États-Unis, le Nigeria et le Japon ont tous réduit leurs importations d'essence, collectivement d'environ un tiers au premier semestre 2026, tout en achetant simultanément des volumes records de véhicules électriques chinois.reuters
Les importations d'essence de l'Australie ont chuté de près de 15 % depuis le début de l'année, tandis que ses importations de véhicules électriques chinois ont bondi d'environ 200 %. La Corée du Sud a réduit ses importations d'essence d'environ 44 % tout en augmentant ses achats de véhicules électriques chinois de plus d'un milliard de dollars. Même les Émirats arabes unis, pourtant pays producteur de pétrole, ont enregistré une baisse de 61 % de leurs importations d'essence parallèlement à des achats records de véhicules électriques dépassant 1,4 milliard de dollars.reuters
« Si cette relation persiste, les traders en carburant devront peut-être commencer à surveiller les exportations de véhicules chinois aussi attentivement qu'ils surveillent les pannes de raffineries », a écrit M. Maguire.reuters
L'Agence internationale de l'énergie a noté plus tôt cette année que les constructeurs chinois avaient représenté 60 % des ventes mondiales de voitures électriques en 2025. Alors que les barrières commerciales aux États-Unis en limitent l'accès et que la demande intérieure ralentit, l'Europe et les marchés émergents sont devenus les principaux débouchés pour la surcapacité de la Chine dans le secteur de l'électrique. La question qui se pose désormais aux constructeurs historiques européens n'est plus de savoir si les marques chinoises arriveront en force, mais jusqu'où leur part de marché pourra grimper.iea