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TRADING ECONOMICS+1BenzingaFuTu News+1Les obligations d'entreprise émises par les principales sociétés technologiques américaines ont subi une nouvelle pression jeudi, suite à la convergence de deux facteurs: l'inquiétude croissante des investisseurs face à l'ampleur de la dette contractée pour financer les infrastructures d'IA et une forte hausse des prix du pétrole qui a poussé le Brent au-dessus de 100 dollars le baril pour la première fois depuis le début de l'année.
Les rendements des bons du Trésor américain ont progressé de 1 à 4 points de base au cours de la séance, le taux à 10 ans atteignant 4.65%, le choc inflationniste provoqué par le pétrole renforçant les anticipations selon lesquelles les taux d'intérêt resteront élevés plus longtemps que ne l'espéraient les marchés. Cette atmosphère générale de repli vers la sécurité a particulièrement touché le crédit technologique, les spreads des swaps sur défaut pour Oracle , Amazon Amazon.com, Inc. , Alphabet et Microsoft planant autour de 75 points de base, soit leurs niveaux les plus élevés depuis au moins sept ans, selon Benzinga.com+2
Le brut Brent a bondi de plus de 7% jeudi pour s'échanger au-dessus de 100 dollars, stimulé par l'escalade des tensions militaires et les risques de goulets d'étranglement sur les routes de transit maritime. Cette envolée vient prolonger une tendance mensuelle qui a vu les prix grimper d'environ 37% depuis la mi-juin. Ce pic ravive les craintes inflationnistes au moment même où la Réserve fédérale avait affiché de la prudence quant à une baisse des taux, créant un environnement hostile pour la dette d'entreprise à long terme.rigzone.com+2
Cette vente intervient sur fond d'emprunts sans précédent de la part des géants de la tech. Depuis le début de 2025, Alphabet, Meta , Amazon et Oracle ont à eux seuls émis plus de 300 milliards de dollars d'obligations, selon des calculs de Bloomberg cités par Fortune. Les analystes de Morgan Stanley estiment que les émissions obligataires des hyperscalers pourraient atteindre 400 milliards de dollars pour la seule année 2026, afin de soutenir ce que Moody's évalue à 500 milliards de dépenses d'investissement combinées pour les six plus grands acteurs du cloud.Fortune+2
S&P Global a abaissé la note d'Oracle à BBB- au début du mois, un cran au-dessus du statut spéculatif, en invoquant des dépenses d'investissement prévues entre 90 et 95 milliards de dollars pour l'exercice 2027 ainsi qu'un déficit potentiel de flux de trésorerie disponible de 42 milliards de dollars. Le spread des CDS d'Oracle a atteint un record de 198 points de base le 16 juillet. La demande des investisseurs pour les nouvelles obligations des géants du cloud s'est également fortement détériorée, les ratios de couverture tombant de cinq fois en février à moins de deux fois en juillet.Nashnova+2
Les émissions d'obligations d'entreprises aux États-Unis ont atteint 1.520 milliards de dollars à fin juin, en hausse de 28% sur un an, selon les données de la SIFMA. Le segment de la dette liée à l'IA a environ doublé au cours de l'année écoulée, une évolution qualifiée de choc pour le système par Morningstar. En mars, JPMorgan a lancé un panier dédié de credit default swaps suivant Alphabet, Amazon, Meta, Microsoft et Oracle, créant ainsi un instrument unique permettant aux investisseurs de se couvrir ou de spéculer sur le risque de crédit lié à l'IA.SIFMA+2
La grande question qui se pose aux marchés du crédit est de savoir si les revenus issus de l'IA se matérialisera assez rapidement pour honorer cette montagne de dettes. Comme l'a écrit un gestionnaire de fonds de M&G en mars, cette flambée représente un changement structurel dans la composition du marché obligataire investment-grade dont les conséquences commencent à peine à être intégrées dans les cours.mandg.com