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bloombergtwentyfourambusinessinsiderJames Durance, gérant de portefeuille basé à Londres chez Fidelity International , se tient à l'écart de la vague d'obligations technologiques qui inonde le marché pour financer le boom de l'intelligence artificielle. À la tête de 14 milliards de dollars en stratégies de rendement, Durance maintient son exposition au secteur technologique en dessous de 2 %, avertissant que les prêts accordés au secteur pourraient croître à un point tel d'ici la fin de l'année prochaine que leur simple volume deviendrait un risque en soi.bloomberg
Sa prudence intervient alors que des hyperscalers tels qu'Alphabet , Amazon Amazon.com, Inc. , Meta , Microsoft et Oracle ont déjà émis plus de 180 milliards de dollars d'obligations libellées en dollars depuis le début de l'année 2026. À l'inverse, Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. voit davantage d'opportunités dans les infrastructures d'IA que dans les obligations du Trésor américain à long terme, même avec un rendement à 10 ans désormais supérieur à 5 %.twentyfouram
Cette divergence souligne un débat croissant sur la juste évaluation de la dette liée aux infrastructures d'IA alors que les coûts d'emprunt augmentent. Anshul Sehgal, coresponsable mondial de l'activité obligataire, devises et matières premières chez Goldman, a déclaré lors du podcast de la firme publié vendredi qu'il privilégiait les entreprises d'infrastructures d'IA, y compris les fournisseurs de neocloud et les centres de données. « Personnellement, je pense que le positionnement asymétrique consiste à être long sur la puissance de calcul », a déclaré Sehgal, ajoutant que les investissements dans l'IA « peuvent augmenter de manière multiplicative » tandis que les rendements obligataires pourraient ne baisser que modérément.businessinsider
Le scepticisme de Durance reflète une inquiétude plus large chez les investisseurs en crédit. Reuters a rapporté en août que la vague d'émissions de dette liée à l'IA, qui a atteint 220 milliards de dollars au début du mois d'août selon les données de BNP Paribas, montrait des signes d'« indigestion » chez les grands acheteurs d'obligations. L'indice Bloomberg suivant les obligations d'entreprises technologiques a chuté de plus de 2 % au cours de l'année écoulée, et une analyse de Vanguard a souligné que la part des technologies dans l'indice Bloomberg U.S. Corporate Bond augmente rapidement, les emprunts liés à l'IA représentant une grande part des nouvelles émissions nettes.gurufocus+2
Ce débat s'inscrit dans le contexte d'un marché des obligations du Trésor qui a retrouvé son attractivité. Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans a dépassé 5 % le 14 septembre pour la première fois depuis 2007, tiré vers le haut par la hausse des taux de la Réserve fédérale la semaine dernière, sa première augmentation en trois ans, une inflation persistante et une forte offre d'obligations d'entreprises liée aux dépenses d'IA. Selon Morningstar, les fonds obligataires américains ont enregistré des flux entrants nets de 625 milliards de dollars de janvier à août, le niveau le plus élevé pour cette période depuis le début du suivi en 2010.chosun+2
Sehgal a soutenu que des taux plus élevés n'ont pas remis en cause l'engouement pour l'IA, notant que des versements d'intérêts plus importants ont orienté davantage de capitaux vers les épargnants, qui financent à leur tour les investissements dans les infrastructures. Mais il a reconnu que la situation en dehors de l'IA est moins évidente : « Cela veut-il dire que l'ensemble du marché actions devrait très bien se porter ? C'est moins clair ».businessinsider
Pour Durance, les calculs indiquent le contraire. Avec une dette technologique qui progresse à un rythme susceptible de faire de la concentration un risque systémique en soi, il préfère engranger des rendements ailleurs, et attendre.