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bloomberg.ttnews.semafor+1.Affréter un superpétrolier pour transporter du brut des États-Unis vers l'Asie n'a jamais été aussi coûteux. Le mercredi 7 octobre, le prix de location d'un très grand transporteur de brut (VLCC) pour ce trajet a atteint 77 millions de dollars, selon les données du Baltic Exchange rapportées par Bloomberg. La moyenne pour 2025 était de 9,2 millions de dollars. Semafor a précisé que ce coût est en hausse de plus de 700 % par rapport à la moyenne de l'année dernière.bloomberg+2
Cette flambée illustre comment la guerre avec l'Iran a transformé le transport maritime de pétrole. Les flux de brut en provenance du Moyen-Orient ont repris, mais le commerce est désormais plus lent et plus complexe. Les voyages plus longs immobilisent les navires, ce qui réduit le nombre de pétroliers disponibles à l'affrètement dans le monde.ttnews
Les contrats à terme sur le pétrole se négocient près de 100 dollars le baril, mais ces prix reflètent généralement le brut au point d'exportation. Pour une cargaison de 2 millions de barils, l'affrètement à 77 millions de dollars ajoute environ 38,50 dollars par baril au coût de livraison, selon les calculs de Bloomberg. Sur certains marchés, comme en Afrique de l'Ouest, les vendeurs ont dû réduire leurs prix à l'exportation pour compenser les coûts de fret.ttnews
Les tarifs étaient déjà en hausse. Le rapport hebdomadaire du Baltic Exchange du 2 octobre situait la route du Golfe américain vers la Chine (TD22) à environ 51,7 millions de dollars. La route du Golfe Persique vers la Chine (TD3C) rapportait à un armateur environ 1,22 million de dollars par jour pour un aller-retour. C'est environ 10 fois le tarif d'il y a six mois.finance.biggo+1
Les exportations depuis le Moyen-Orient ont dépassé les niveaux d'avant-guerre pendant une partie du mois de septembre. Reuters a rapporté que cela a nécessité davantage de superpétroliers pour transporter le brut à travers Ormuz, souvent via des transferts de navire à navire en mer. Selon la société de données Kpler, environ 40 % du brut de la région évite désormais le détroit, et la majeure partie du pétrole qui le traverse change de pétrolier en mer.aljazeera+1
Les frais de passage alourdissent les coûts. Un accord du 17 juin entre le président Donald Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian prévoyait le "passage sûr des navires commerciaux sans frais, pour 60 jours seulement", selon le Congressional Research Service. Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu'il ne percevait pas de péages, mais aussi que des "services seront fournis" et "nécessiteront le paiement de frais". L'analyste de Kpler, Brohard, a suggéré que les exportateurs du Golfe pourraient payer discrètement l'Iran pour un passage sûr. Al Jazeera a noté que cette affirmation n'a pas été vérifiée.straits+2
Ce record tarifaire survient alors que les attaques contre les pétroliers augmentent dans plusieurs zones de conflit. Semafor a rapporté qu'un pétrolier a été touché au large du Qatar mercredi. Une attaque de drone a coulé un pétrolier au large de la côte russe de la mer Noire, et deux pétroliers ont été visés dans les eaux bulgares mardi.semafor
Les sanctions de Washington contre la flotte fantôme de l'Iran peinent également à suivre. "Ils peuvent simplement lancer une autre entreprise", a déclaré un opérateur de pétroliers au New York Times . "Une fois que vous commencez à sanctionner les prestataires de services maritimes, cela ne s'arrête jamais".semafor