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reuters+1reuters+1reuters+1L'industrie mondiale du raffinage pétrolier est sous une pression croissante alors que le conflit entre les États-Unis et l'Iran et les attaques ukrainiennes contre l'infrastructure énergétique russe convergent pour créer une pénurie sans précédent d'approvisionnement en carburant, poussant les marges de raffinage à des niveaux records et réduisant les stocks dans le monde entier.
Reuters a rapporté lundi que les perturbations ont supprimé environ 5 millions de barils par jour de la production mondiale de raffinage au deuxième trimestre par rapport à l'année précédente. Le rapport sur le marché pétrolier de juillet de l'Agence internationale de l'énergie a montré que les opérations des raffineries mondiales ont chuté de 6 millions de barils par jour sur un an, avec des débits prévus en baisse de 2,4 millions de barils par jour pour l'ensemble de 2026.reuters+1
La responsable de la stratégie mondiale des matières premières chez JPMorgan , Natasha Kaneva, a averti que le mécanisme d'ajustement de la crise énergétique a subi un changement fondamental, la pression se déplaçant du secteur du pétrole brut vers les marchés des produits raffinés. Le spread de craquage 3-2-1 américain, une mesure largement suivie de la rentabilité des raffineries, a atteint un record de 64,58 dollars par baril le 8 juillet selon les données de Reuters, et a ensuite grimpé au-dessus de 69 dollars par baril le 16 juillet.reuters+3
La pression sur le raffinage découle de deux conflits simultanés. Au Moyen-Orient, des attaques de drones iraniens plus tôt cette année ont frappé des raffineries en Arabie saoudite, au Koweït et aux Émirats arabes unis, forçant des arrêts prolongés. Bien qu'un cessez-le-feu fragile ait permis une certaine reprise, les nouveaux échanges de tirs dans le Golfe cette semaine ont compromis le redémarrage des installations et les expéditions de produits.iea+3
Parallèlement, la campagne ukrainienne contre l'infrastructure énergétique russe s'est intensifiée. Le 7 juillet, la plus grande raffinerie russe à Omsk a interrompu ses opérations après qu'une frappe de drone ukrainien a endommagé une unité de distillation de brut représentant 38 pour cent de la capacité de l'usine. Quelques jours plus tard, les forces ukrainiennes ont frappé Gazprom Neftekhim Salavat, l'un des plus grands complexes de raffinage et pétrochimique de Russie. Plus de 90 pour cent des régions russes ont introduit une forme de rationnement du carburant, et Moscou a interdit les exportations de diesel pour faire face aux pénuries intérieures.indexbox+3
La crise de l'offre survient alors que les stocks de carburant sont à des niveaux historiquement bas. Les stocks d'essence aux États-Unis sont tombés à environ 211,5 millions de barils en juin, bien en dessous de la moyenne saisonnière sur cinq ans, après une série quasi record de baisses hebdomadaires. Les stocks de distillats américains devraient également terminer 2026 à leurs niveaux les plus bas depuis des années.mansfield+2
Le rapport de juillet de l'AIE a noté que la normalisation dépend d'un accord de paix durable permettant aux flux de pétroliers via le détroit d'Ormuz de se rétablir et aux raffineurs du Moyen-Orient de reprendre les expéditions de produits, une perspective qui reste incertaine alors que le brut a dépassé les 90 dollars le baril lundi dans le contexte du neuvième jour consécutif de frappes américaines contre l'Iran.reuters+1