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physphysphysUne nouvelle étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences confirme que la banquise arctique en hiver a repris son déclin à long terme après ce que les scientifiques qualifient de simple pause temporaire au début des années 2020. Les recherches, menées par l'Université de Southampton et le National Oceanography Center, ont révélé que les records de faiblesse enregistrés en 2025 et 2026 ont modifié la trajectoire de la perte de glace dans la région.
Entre 2024 et 2025, l'étendue de la banquise arctique pendant la phase de pic hivernal, de février à mars, a chuté de 5,8 %, soit le plus grand déclin hivernal d'une année sur l'autre depuis le début des relevés satellitaires en 1978. En 2026, la banquise a légèrement récupéré lors de sa phase de pic, mais est restée la deuxième étendue la plus faible jamais enregistrée.miragenews+1
Le maximum hivernal de 2025, mesuré le 21 mars, s'élevait à 14,45 millions de kilomètres carrés, le plus bas depuis le début de la surveillance satellitaire continue en 1979. Le maximum de 2026, atteint le 15 mars, était de 14,29 millions de kilomètres carrés, égalant statistiquement le record de 2025, selon la NASA et le National Snow and Ice Data Center.phys+2
"Cette chute brutale change notre façon d'interpréter l'évolution récente de la banquise arctique en hiver", a déclaré le Dr Duo Chan, auteur principal et chercheur à la School of Ocean and Earth Science de l'Université de Southampton. "Ce qui ressemblait à une pause au début des années 2020 semble désormais avoir été un ralentissement temporaire au sein d'un déclin à long terme associé au réchauffement climatique."phys
L'équipe a comparé les observations satellitaires avec des simulations de modèles climatiques pour évaluer ce qui suit généralement une chute aussi marquée. Le coauteur, le professeur Simon Josey du National Oceanography Center, a déclaré que les modèles suggèrent qu'"il est plus probable que la banquise arctique en hiver fluctue autour d'un niveau plus bas au cours des prochaines années plutôt que de revenir rapidement aux conditions du début des années 2020".phys
La banquise hivernale agit comme une barrière entre l'océan Arctique relativement chaud et l'atmosphère plus froide située au-dessus. Une couverture réduite permet à davantage de chaleur et d'humidité océaniques de s'échapper dans l'atmosphère, ce qui pourrait affecter les trajectoires des tempêtes et le climat aux latitudes inférieures.phys
Ces résultats ont des implications sur la manière dont la variabilité à court terme de la couverture glaciaire est interprétée. Des analyses antérieures avaient suggéré que le taux de perte de glace hivernale ralentissait, amenant certains à se demander si le déclin ne s'était pas arrêté. En intégrant les données de 2025 et 2026 dans les calculs de tendance sur 20 ans, les chercheurs ont constaté que le déclin à long terme était redevenu statistiquement significatif.miragenews+1
"Les récupérations à court terme peuvent masquer temporairement la direction à long terme de l'évolution de la banquise arctique", a déclaré le Dr Chan. "Les faibles étendues de banquise hivernale en 2025 et 2026 montrent clairement que la perte de banquise arctique ne s'est pas arrêtée : elle se poursuit dans un climat qui se réchauffe."phys