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news.bloombergtax.economictimes.indiatimes.bloomberg.La France emprunte désormais plus cher que nombre de ses propres entreprises. Une vente massive de la dette publique française a poussé le rendement à 10 ans à près de 5%. Le rendement supplémentaire exigé par les investisseurs pour détenir des obligations françaises à 10 ans plutôt que des obligations allemandes a récemment atteint son plus haut niveau depuis 2011, et les obligations de l'Italie, de la Grèce et de la Belgique ont également subi des pressions. Le gouverneur de la Banque de France a rejeté les appels à une intervention de la Banque centrale européenne, mais les investisseurs s'interrogent de plus en plus sur la manière dont la BCE pourrait réagir si la tension continue de monter.finimize+1
Les données de Bloomberg montrent que mercredi, environ 38% de la dette d'entreprise de haute qualité de la France, soit près de 215 milliards d'euros, s'échangeait à des rendements inférieurs à ceux des obligations d'État de maturité similaire. Au début de 2026, ce chiffre était de 12 milliards d'euros, il a donc été multiplié par près de 18. Les entreprises ayant d'importantes activités internationales, comme L'Oréal et TotalEnergies , sont devenues des valeurs refuges pour les investisseurs. "La performance de la dette souveraine française et du crédit aux entreprises diverge de plus en plus", a déclaré Elisa Belgacem, stratège crédit senior chez Generali Investments.news.bloombergtax+1
Les rendements français à 10 ans ont augmenté d'environ 70 points de base en septembre pour atteindre leur plus haut niveau depuis 2002. Le gouvernement a admis ce mois-là que son déficit dépasserait son objectif de 5%, et il prévoit d'émettre un montant record de 340 milliards d'euros d'obligations en 2027. Le gouvernement minoritaire du Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé 54 milliards d'euros d'économies. Les analystes de Nomura ont déclaré que réduire le déficit de 5,4% du PIB à 5,0% l'année prochaine "semble difficile compte tenu de la résistance politique et publique". Chris Turner, d'ING, a déclaré que le débat sur le budget pourrait ne commencer que le 13 octobre, "suggérant peu de stabilité pour les obligations françaises à ce stade".economictimes.indiatimes+3
Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a qualifié la situation de sérieuse mais a déclaré mercredi que la BCE n'avait pas besoin d'intervenir "compte tenu des conditions actuelles". "Aujourd'hui, il n'y a pas besoin de chercher la solution à Francfort ; la solution est ici, chez nous", a-t-il déclaré sur France Inter, selon Reuters. Il répondait ainsi à la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen, qui avait appelé à des discussions avec la BCE sur la réduction des coûts d'emprunt français. M. Moulin a affirmé que ce n'était pas le rôle de la BCE car l'inflation est supérieure à son objectif de 2%. Selon Bloomberg, la vente massive a ravivé les souvenirs de la crise de la dette de la zone euro de 2009-2015, et la BCE se montre prudente quant à l'utilisation de ses outils de crise.bloomberg+2
L'écart entre les rendements à 10 ans italien et allemand s'est creusé à environ 130 points de base la semaine dernière, contre environ 80 un mois plus tôt. L'écart de la Grèce par rapport à l'Allemagne est à un plus haut de deux ans. Pendant ce temps, les obligations allemandes, néerlandaises, suisses et suédoises ont attiré les investisseurs en quête de sécurité. À Rome, le ministre de la Défense, Guido Crosetto, s'est montré alarmé. "La crise de la dette souveraine pourrait déclencher une contagion financière", a-t-il déclaré à Il Foglio. "C'est une autre forme de guerre, mais c'est toujours la guerre et personne ne sera épargné".ilfoglio+1