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businesstimes.businesstimes.businesstimes+1.Le marché obligataire effectue désormais une partie du travail que les banques centrales auraient dû accomplir. Des semaines de ventes ont fait grimper les coûts d'emprunt à travers le monde, incitant les traders à réduire leurs paris sur de nouvelles hausses des taux directeurs. Les swaps dans huit grandes économies intègrent désormais un total de 539 points de base de hausse, selon les données compilées par Bloomberg. En septembre, ce chiffre atteignait 717 points de base, un sommet depuis 2022businesstimes.
Le rendement moyen des obligations souveraines mondiales a dépassé les 4%, son plus haut niveau depuis 2000. La hausse des coûts d'emprunt se propage aux prêts hypothécaires et au crédit à haut risque, ralentissant l'économie de la même manière qu'une hausse des taux par une banque centralebusinesstimes.
La vente massive ne montre aucun signe d'essoufflement. Les préoccupations concernant les dépenses publiques aux États-Unis, au Japon et en France poussent les investisseurs à exiger une meilleure rémunération, tandis qu'une vague d'émissions de dette liée à l'intelligence artificielle absorbe les capitaux. Depuis le début du second semestre, les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont grimpé de plus de 70 points de base. Les rendements équivalents ont progressé de 31 points de base au Japon, 61 en Allemagne et 121 en France. Les traders ont surtout réduit leurs paris sur des hausses en Australie, suivis par la zone euro, la Corée du Sud et le Canadabusinesstimes.
"Plus les marchés anticipent un resserrement, plus les conditions financières deviennent restrictives", explique Ken Orchard, responsable des titres à revenu fixe internationaux chez T. Rowe Price Group, Inc. . "Et plus les conditions financières se resserrent, moins les banques centrales pourraient avoir besoin, ou être en mesure, de durcir leur politique." Les stratèges de Barclays ont écrit que ce resserrement "devrait réduire l'urgence pour la Fed de relever ses taux"businesstimes.
Le stratège en chef des actions chez Morgan Stanley, Mike Wilson, soutient que la hausse des rendements pourrait faciliter la tâche du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh. Le rendement américain à 10 ans a progressé de 120 points de base depuis février, et Wilson estime que cela pourrait ralentir l'économie suffisamment pour que la Fed n'ait pas besoin d'agir, une perspective qui pourrait soutenir les actionsmarketwatch.
Tout le monde n'est pas d'accord. Avec un baril de pétrole au-dessus de 100 dollars en raison des attaques iraniennes contre des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, certains estiment que les marchés sous-estiment encore le risque de nouvelles hausses. Une tribune de Bloomberg Opinion a fait valoir que les taux de marché sont "un piètre substitut à une politique monétaire plus stricte" et que les banquiers centraux risquent leur crédibilité s'ils les utilisent comme excuse pour l'inactionbloomberg+1.
Les décideurs politiques ont déjà commencé à agir. En septembre, les responsables de la Fed ont voté à l'unanimité la première hausse des taux depuis juillet 2023, bien que certains privilégient une certaine flexibilité pour octobre. La Reserve Bank of India a également relevé ses taux pour la première fois en près de quatre ans. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré qu'une croissance plus forte et une maîtrise des dépenses amélioreraient "très rapidement" la trajectoire d'emprunt des États-Unis. La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a affirmé que son gouvernement est prêt à réexaminer ses plans de dépenses et de revenus si les rendements évoluent de manière inattenduebusinesstimes.
Ces questions seront au cœur des réunions annuelles du Fonds monétaire international, qui débutent lundi à Bangkok. Les États-Unis doivent publier mercredi les données sur les prix à la consommation pour le mois de septembrebusinesstimes.