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esm.europa+1rteesm.europaLe Mécanisme européen de stabilité a publié lundi son premier rapport Euro Area Stability Watch, identifiant un nouveau conflit au Moyen-Orient et une forte réévaluation des actifs américains comme les deux plus grandes menaces pour l'économie de la zone euro. Si les deux se matérialisent simultanément, ils pourraient pousser la zone euro dans la récession et porter l'inflation près de 5 %, a averti le fonds de crise.esm.europa+1
Selon le scénario défavorable du MES, le PIB de la zone euro ne croîtrait que de 0,6 % en 2026 avant de se contracter de 0,4 % en 2027, indique le rapport. À plus long terme, les chocs combinés entraîneraient une perte de 2 % du PIB de la région, un montant équivalent à l'ensemble de la production économique de la Finlande.rte+1
Le MES a noté que « l'incertitude politique croissante, les préoccupations concernant la viabilité budgétaire à long terme et les valorisations boursières tendues basées sur les attentes de bénéfices liées à l'intelligence artificielle créent le potentiel d'une correction soudaine des prix des actifs en provenance des États-Unis ». L'exposition financière de l'Europe aux États-Unis a fortement augmenté : fin 2025, les États-Unis représentaient près de la moitié des avoirs totaux en portefeuille mondial de la zone euro, dont 59 % des positions en actions et 36 % de la dette, contre environ un tiers en 2013.rte
Sur le plan géopolitique, le rapport a souligné l'impact de la guerre en Iran, qui a perturbé les marchés mondiaux de l'énergie par une fermeture de quatre mois du détroit d'Ormuz. Les négociateurs américains et iraniens n'ont pas encore convenu d'une paix durable depuis leur accord provisoire le mois dernier.rte
Le MES a averti que « les tensions prolongées et graves causent des dommages économiques proportionnellement plus importants que les tensions contenues », avertissant qu'un investissement durablement atone laisse des cicatrices durables sur les économies. Le rapport a souligné que la marge de manœuvre budgétaire dans toute la zone euro s'érode, en partie à cause des besoins accrus en dépenses de défense alors que les pays travaillent à atteindre l'objectif de l'OTAN de 3,5 % du PIB.esm.europa
L'institution, qui gère un fonds de crise de plus de 430 milliards d'euros, a noté que les pressions budgétaires dans le scénario défavorable sont réparties différemment que pendant la crise de la dette souveraine du début des années 2010. La dépendance énergétique et l'ouverture commerciale, plutôt que les positions budgétaires initiales, déterminent désormais la vulnérabilité, rendant les petites économies ouvertes plus exposées que les autres.esm.europa
Le rapport a appelé à des « mesures temporaires, ciblées et adaptées » pour amortir les chocs externes, recommandant des crédits d'impôt ou des transferts aux plus vulnérables plutôt que des réductions d'impôts globales. Reconstituer les coussins budgétaires et faire avancer les réformes structurelles restent essentiels, a déclaré le MES, ajoutant que ses propres dispositifs de précaution peuvent empêcher les tensions de liquidité de se transformer en craintes de solvabilité.esm.europa
L'avertissement intervient dans un contexte de préoccupation plus large concernant la trajectoire économique de l'Europe. Les prévisions du printemps 2026 de la Commission européenne projetaient déjà une croissance plus faible pour le bloc, tandis que la zone euro a entamé l'année sur des bases solides avant que les tensions géopolitiques n'introduisent une nouvelle incertitude.facebook+1