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reutersreuters+1reuters+1Le groupe public China Rare Earth Group est en pourparlers pour acquérir Shenghe Resources. Cette opération consoliderait l'emprise de Pékin sur le secteur des terres rares et offrirait à une entreprise publique chinoise une participation indirecte dans MP Materials , la seule exploitation minière de terres rares d'envergure en Amérique du Nord, par ailleurs soutenue par le département de la Défense des États-Unis.
Les négociations, révélées en premier par Reuters vendredi, ont débuté plus tôt cette année, selon deux sources proches du dossier. China Rare Earth Group cherche à obtenir une participation de contrôle dans Shenghe Resources, ont-elles précisé.reuters
Shenghe détient environ 3 % de MP Materials, qui exploite la mine de Mountain Pass en Californie. Le département de la Défense des États-Unis est devenu le principal actionnaire de MP l'an dernier après avoir accepté d'acheter pour 400 millions de dollars d'actions privilégiées et de bons de souscription. La perspective de voir une grande entreprise publique chinoise de terres rares et le Pentagone cohabiter au capital de MP soulève des questions auxquelles aucune des deux sociétés n'a encore répondu publiquement.tradingview+2
MP Materials a répété à plusieurs reprises que ni Shenghe ni le gouvernement chinois n'exerçaient de contrôle sur ses activités. China Rare Earth Group, Shenghe Resources et le ministère chinois du Commerce n'ont pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters.reuters
Une acquisition placerait sous le contrôle total de l'État l'une des dernières grandes entreprises chinoises de terres rares disposant encore d'une part d'actionnariat privé, couronnant ainsi des décennies d'efforts de Pékin pour consolider le secteur. China Rare Earth Group, né en 2021 de la réorganisation de cinq entreprises publiques, est déjà le plus grand fournisseur chinois de terres rares lourdes.reuters
Un accord permettrait également à Shenghe de bénéficier d'un meilleur accès aux quotas d'extraction et de traitement que Pékin attribue par l'intermédiaire des entreprises publiques, selon l'une des sources. Ces quotas sont surveillés de près car ils servent de baromètre pour l'offre mondiale.reuters
Ces discussions interviennent alors que les entreprises occidentales continuent de faire face aux répercussions des restrictions à l'exportation imposées par la Chine en 2023 sur le gallium, le germanium et les terres rares. Hors de Chine, les prix du gallium et du germanium ont atteint neuf à dix fois leurs niveaux de 2023, selon Reuters. La Chine représentait encore 98,9 % de l'offre de gallium primaire et 68,6 % de l'offre de germanium en 2025, selon les estimations du cabinet de conseil Project Blue.reuters
Plusieurs projets de production occidentaux ont été annoncés, notamment par Alcoa en Australie, Rio Tinto au Canada et METLEN en Grèce, mais les prévisions de S&P Global suggèrent que l'offre non chinoise restera très insuffisante pour répondre à la demande d'ici la fin de la décennie. Comme l'a déclaré Jack Bedder, fondateur de Project Blue, à Reuters : « Nous pensons qu'une réduction significative de la dépendance est réalisable en cinq ans, mais éliminer complètement la dépendance à l'égard de la Chine est beaucoup moins réaliste ».reuters