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info+1cryptopolitancryptopolitan+1La rivalité entre les deux principaux centres financiers d'Asie franchit une nouvelle étape : Singapour s'appuie sur son accès aux outils avancés d'intelligence artificielle pour retenir les gestionnaires d'actifs, alors même que Hong Kong déploie de larges incitations fiscales pour les professionnels de la finance.
Le projet de loi d'amendement fiscal 2026 de Hong Kong, publié au journal officiel en juin, propose de réduire à zéro l'impôt sur les bénéfices et l'impôt sur les revenus pour le carried interest qualifié et les commissions de performance des fonds éligibles, des family offices et de leurs employés. Le texte élargit le champ de ce régime préférentiel au-delà du private equity pour inclure les hedge funds, les fonds de dette et le capital-risque.alvarezandmarsal+1
Le 12 août, le bureau des services financiers et du Trésor a précisé les limites du dispositif, indiquant que la rémunération distribuée par les entreprises de trading pour compte propre ne qualifie pas pour les allègements fiscaux proposés. Cette exclusion signifie que des sociétés telles que Jane Street, Citadel Securities et Jump Trading ne bénéficieront pas des incitations.ird+3
Le bureau a expliqué qu'en vertu de la réglementation fiscale, un fonds doit respecter la condition selon laquelle les participants n'exercent pas de contrôle quotidien sur la gestion des actifs, une exigence incompatible avec le trading pour compte propre.info+1
En juillet, l'Alternative Investment Management Association a fait part de son inquiétude quant au fait que les réformes fiscales incitaient de hauts dirigeants de hedge funds et de private equity à envisager un transfert de Singapour vers Hong Kong. Bloomberg indiquait le même mois que Singapour étudiait en réponse ses propres baisses d'impôts et un assouplissement de l'accueil des talents.cryptopolitan+1
Mais le secteur financier de Singapour table également sur un atout structurel : un accès sans restriction aux modèles d'IA occidentaux d'OpenAI Microsoft Corporation et d'Anthropic, toujours indisponibles à Hong Kong en raison des restrictions appliquées par les entreprises technologiques américaines dans la région. Pour les fonds quantitatifs reposant sur des algorithmes complexes, cet accès devient un facteur déterminant. Justin Tan, de LEK Consulting, a déclaré au Financial Times Pearson plc que cet écart technologique incite déjà des fonds quantitatifs basés à Hong Kong à envisager le transfert de leurs activités de recherche et de trading vers Singapour.cryptopolitan
Cette tendance s'est confirmée en mai lorsque Citadel a demandé aux membres de son équipe de stratégies quantitatives globales basée à Hong Kong de s'installer à Singapour ou à Miami, ou de quitter la société, selon Reuters. Bien que Citadel ait présenté ces mouvements comme faisant partie d'une stratégie globale de colocalisation, des sources proches du dossier ont évoqué des préoccupations liées à la sécurité des données et à l'accès aux outils d'IA.reuters+1
Kerry Goh, PDG de Kamet Capital, a expliqué au Financial Times qu'une implantation à Singapour garantit aux clients internationaux que leur propriété intellectuelle restera à l'abri des restrictions chinoises et américaines. Benjamin Hung, président du Financial Services Development Council de Hong Kong, a répliqué que les atouts structurels de la ville, l'état de droit, des marchés de capitaux profonds et la libre circulation des capitaux, demeurent intacts, qualifiant la fiscalité de jeu tactique pour attirer les talents.cryptopolitan
La compétition s'exerce désormais sur deux voies parallèles : Hong Kong offre des avantages fiscaux pour séduire les gestionnaires percevant d'importantes primes de performance, tandis que Singapour se positionne comme un hub neutre sur le plan technologique où les entreprises peuvent déployer les dernières avancées en matière d'IA des deux côtés de la fracture sino-américaine.