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tradingviewreuters+1tradingviewLes marchés mondiaux ont chuté mardi alors que les prix du pétrole brut ont dépassé les 100 dollars le baril et que les rendements des obligations du Trésor américain ont atteint leur plus haut niveau depuis 2007. Le stratège de Nomura, Charlie McElligott, a averti que les marchés multi-actifs prennent conscience d'un "choc énergétique/pétrochimique 2.0" provoqué par des pénuries de brut qu'il décrit comme de plus en plus "terminales".tradingview+1
Dans une note publiée mardi, McElligott a affirmé que le pétrole reste "le moteur" du régime de risque macroéconomique mondial actuel, les pressions sur l'offre étant aggravées par le pivot de la Chine, qui est passée de l'épuisement de ses stocks d'urgence à une reconstitution agressive de ses inventaires de brut, une manœuvre qu'il suggère être coordonnée avec l'Iran pour "serrer la vis" aux États-Unis.tradingview
Les retombées ont été visibles sur toutes les classes d'actifs. Selon Reuters, l'indice boursier mondial MSCI a chuté de 0,28 % mardi après avoir perdu 0,65 % la veille, tandis que l'indice européen STOXX 600 a glissé de 0,89 % pour atteindre son plus bas niveau depuis le 12 juin. Le brut Brent a dépassé les 106 dollars le baril mardi, tandis que le WTI United States Oil Fund, LP a grimpé au-dessus de 102 dollars, sous l'effet de nouvelles inquiétudes concernant l'approvisionnement, notamment les récentes attaques contre le transport maritime dans le détroit d'Ormuz et une attaque de drone qui a poussé l'Arabie saoudite à fermer temporairement son oléoduc Est-Ouest.reuters+2
Le rendement du Trésor à 10 ans a approché les 5 %, le choc pétrolier alimentant directement la dynamique des taux. First Trust a noté que les prix à la production en août ont augmenté de 5,4 % sur un an et que l'IPC s'est établi à 3,4 %, les contrats à terme évaluant à environ 88 % les probabilités d'une hausse des taux de la Réserve fédérale lors de la réunion du 16 septembre.marketinsiders+1
McElligott a soutenu que les banques centrales sont piégées, utilisant ce qu'il appelle l'"outil inutile de la demande que sont les hausses de taux" contre ce qui est fondamentalement un choc d'offre. Les obligations, les actions, l'or, le crédit et les cryptomonnaies "se vident lentement de leur sang", a-t-il écrit, tandis que le dollar américain, les actions du secteur de l'énergie, le portage des matières premières et les positions de longue volatilité restent parmi les rares refuges non corrélés.tradingview
Le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont tous deux reculé mardi, prolongeant les pertes de la séance précédente.marketwatch+1
McElligott a mis en garde contre une potentielle "bombe à retardement" pour l'économie mondiale : la possibilité que le président Trump, "acculé par ses propres décisions", impose des restrictions sur les exportations d'énergie américaines, ce qui dévasterait les économies européenne et asiatique dépendantes de l'énergie. L'Iran et la Chine, a-t-il soutenu, ont tout intérêt à maintenir la crise sous tension, et ce scénario gagne en probabilité à mesure que les perturbations se prolongent.tradingview