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reuters+1thetravelerSix mois après que les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran ont déclenché les pires perturbations des routes aériennes au Moyen-Orient depuis la pandémie, les compagnies aériennes continuent d'annuler, de suspendre et de dérouter des vols dans toute la région, même si les gouvernements ont partiellement rouvert l'espace aérien. Le fossé entre des ciels techniquement ouverts et les opérations aériennes réelles reste important, laissant les passagers face à un patchwork d'horaires réduits, de temps de trajet allongés et d'annulations de dernière minute.
Un suivi Reuters mis à jour le 8 septembre a montré que plusieurs grandes compagnies aériennes maintiennent toujours leurs liaisons vers le Golfe suspendues jusqu'à la fin de l'automne. Singapore Airlines a maintenu son service vers Dubaï au sol jusqu'au 24 octobre, tandis que Cathay Pacific a prolongé ses suspensions vers Dubaï et Riyad jusqu'à fin novembre. British Airways International Consolidated Airlines Group, S.A. a annulé ses vols vers Dubaï, Tel Aviv, Bahreïn et Amman jusqu'au 25 octobre, et les routes du groupe Lufthansa Deutsche Lufthansa AG vers Abou Dabi, Amman, Riyad et d'autres villes restent suspendues jusqu'au 24 octobre. Air France a repris ses services vers Dubaï et Riyad fin août après des mois de suspensions glissantes, mais a de nouveau annulé ses vols vers Dubaï le 7 septembre jusqu'au 8 septembre au moins, avec Beyrouth suspendu jusqu'au 24 septembre.visaverge+4
Les transporteurs basés dans le Golfe, dont Emirates et Etihad, continuent d'exploiter des réseaux réduits depuis Dubaï et Abou Dabi, bien qu'à des fréquences plus faibles et avec une complexité opérationnelle accrue par rapport à la période précédant la crise. Les données de suivi des vols de début septembre ont enregistré 1 617 retards et 71 annulations à Dubaï, Istanbul et au Caire sur une seule fenêtre de deux jours.thetraveler+1
Le Conseil international des aéroports pour l'Asie-Pacifique et le Moyen-Orient a rapporté que la connectivité aérienne directe au Moyen-Orient s'est contractée de 23% au premier semestre 2026, inversant une hausse de 21% enregistrée dans toute la région en 2025. Les bulletins de sécurité européens mis à jour fin août continuent de recommander aux vols commerciaux d'éviter les régions d'information de vol de Téhéran et de Bagdad à toutes les altitudes, maintenant effectivement fermés les corridors est-ouest les plus directs entre l'Europe et l'Asie. Les compagnies aériennes qui se déroutent vers le sud via l'Égypte et la mer d'Arabie ajoutent jusqu'à 15% de consommation de carburant supplémentaire sur les segments concernés, selon des notes de l'industrie citées par l'IATA.gulf-times+1
La dernière escalade dans la guerre des pétroliers près du détroit d'Ormuz aggrave l'incertitude dans l'aviation. Gulf News a rapporté le 10 septembre que les États-Unis ont détruit cinq pétroliers iraniens pendant la nuit, tandis que l'Iran a revendiqué des attaques contre 10 navires près du détroit, poussant le brut Brent au-dessus de 100 dollars le baril. Avec seulement six navires marchands traversant Ormuz mardi contre une moyenne quotidienne d'avant-guerre d'environ 125, les compagnies aériennes doivent désormais prendre en compte non seulement la sécurité de l'espace aérien, mais aussi l'évolution de l'activité militaire régionale.gulfnews
Pour les voyageurs, la réalité pratique reste inchangée : la réouverture de l'espace aérien n'a pas rétabli la normalité. Les avis de l'Agence européenne de la sécurité aérienne concernant les zones de conflit courent au moins jusqu'au 30 septembre, et les compagnies aériennes préviennent que les horaires peuvent changer sans préavis à mesure que la situation sécuritaire évolue.wego+1