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tradingeconomics.eutoday.eutoday+1.Les coûts d'emprunt de la France ont continué d'augmenter lundi 12 octobre. La pression monte sur Paris pour faire adopter un budget 2027 crédible, et le débat sur une éventuelle intervention de la Banque centrale européenne se fait plus bruyant. Le rendement de l'obligation française à 10 ans a grimpé à environ 4,91%, selon Trading Economics. C'est proche du sommet de plus de deux décennies de 5,03% atteint plus tôt ce mois-ci. Les législateurs français doivent commencer à débattre des mesures de recettes du budget cette semaine.tradingeconomics
L'euro a également souffert. Lundi, il oscillait près d'un plus bas de 17 mois face à la livre sterling, après avoir chuté d'environ 1,7% au cours des deux semaines précédentes. L'écart entre les rendements à 10 ans français et allemands a été évalué à 137 points de base, le plus large depuis la crise de 2012. Plus tôt ce mois-ci, l'euro a également atteint son niveau le plus bas face au dollar depuis mai 2025, a rapporté Reuters, après quatre semaines consécutives de pertes.fxstreet+1
La semaine dernière, les responsables de l'UE ont exhorté la France à présenter un budget crédible et à respecter les règles budgétaires du bloc. Lors des discussions de l'Eurogroupe en octobre, les ministres des finances de la zone euro et les responsables de la BCE ont fait pression sur le gouvernement du Premier ministre Sébastien Lecornu pour montrer qu'il peut faire adopter un budget par un parlement divisé, a rapporté EU Today. Le gouvernement vise à réduire le déficit à 5% du PIB en 2027. Il n'est pas encore clair si le parlement approuvera des coupes budgétaires importantes avant l'élection présidentielle de l'année prochaine. La France prévoit d'emprunter environ 340 milliards d'euros en 2027. Son projet de budget 2027 vise à économiser 54 milliards d'euros, mais la dette publique devrait tout de même atteindre près de 122% du PIB, a rapporté France 24.eutoday+3
Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, qui siège au Conseil des gouverneurs de la BCE, a rejeté les appels à l'aide venant de Francfort. "Je ne pense pas que la Banque centrale européenne doive intervenir pour le moment, compte tenu des conditions actuelles", a-t-il déclaré à la radio France Inter le 7 octobre. "Aujourd'hui, il n'y a pas besoin de chercher la solution à Francfort; la solution est ici chez nous." Il répondait à la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen, qui souhaite des discussions avec la BCE sur la réduction des coûts d'emprunt de la France. Moulin a déclaré que ce n'est pas le travail de la banque, car sa mission est de "lutter contre l'inflation".reuters+1
Les analystes affirment que le principal filet de sécurité de la BCE pour les marchés obligataires, l'Instrument de protection de la transmission (TPI), ne sera probablement pas utilisé de sitôt. La France fait l'objet d'une procédure de l'UE pour violation des règles de déficit. Jörg Krämer de Commerzbank affirme que cela n'exclut pas automatiquement un soutien, mais il s'attend à ce que l'outil soit conservé comme dernier recours. Les économistes d'ING ont averti qu'une intervention trop rapide "pourrait être mal vue par d'autres États membres et interprétée comme un financement monétaire de la dette d'un pays peu disposé à suivre les règles".global.morningstar
Carsten Brzeski d'ING a déclaré que l'élargissement des spreads français ne suffira pas à déclencher une intervention: "l'élargissement des spreads sans efforts clairs de consolidation budgétaire ne déclenchera pas le TPI". À son avis, la propagation des tensions à d'autres marchés obligataires de la zone euro justifierait davantage une action.global.morningstar