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XCNBC+1Reuters+1Plusieurs raffineurs et négociants chinois ont commencé à proposer à la revente des cargaisons de brut du Moyen-Orient achetées il y a quelques semaines à des acheteurs en Corée du Sud et à Taïwan, profitant de la flambée des primes physiques alimentée par l'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran et les nouvelles menaces du mouvement houthi au Yémen.
La compagnie étatique Unipec China Petroleum & Chemical Corporation, branche commerciale de Sinopec, et CNOOC, aux côtés du raffineur indépendant Shenghong Petrochemical Jiangsu Eastern Shenghong Co., Ltd., figurent parmi les vendeurs proposant des cargaisons avec des primes d'environ 6 dollars le baril par rapport à la référence de Dubaï, selon des sources de marché. Les vendeurs prévoient de remplacer les barils revendus par du brut russe ESPO Blend, moins cher, qui s'est négocié avec une décote par rapport aux références internationales ces dernières semaines.Reuters+2
Cette opportunité de revente est apparue après que les primes physiques pour les références de brut du Moyen-Orient ont bondi à des sommets de six semaines le 21 juillet, suite à la déclaration par les Houthis d'un embargo naval contre l'Arabie saoudite. Le chef des Houthis au Yémen, Abdel Malek al-Houthi, a menacé de cibler toutes les installations pétrolières saoudiennes si Riyad intensifiait son implication dans le conflit.Reuters+2
L'embargo maritime vient s'ajouter aux perturbations liées au conflit plus large entre les États-Unis et l'Iran. Les États-Unis ont révoqué début juillet une exemption temporaire de sanctions sur le pétrole iranien, interdisant de fait les transactions après le 17 juillet. L'Iran avait auparavant ordonné aux Houthis de se tenir prêts à fermer le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, si les États-Unis attaquaient les infrastructures électriques iraniennes.Reuters+2
Cet arbitrage témoigne d'un retournement spectaculaire de la dynamique du marché pétrolier. Début juillet, alors qu'un cessez-le-feu fragile tenait et que le détroit d'Ormuz était navigable, les raffineurs indépendants chinois se jetaient sur le brut décoté du Moyen-Orient à des prix dérisoires. Shenghong Petrochemical avait ainsi acheté du brut Upper Zakum aux Émirats arabes unis, tandis que d'autres acquéraient des qualités saoudiennes et irakiennes.Bloomberg+1
Désormais, la nouvelle escalade poussant les primes physiques de Dubaï nettement à la hausse, les raffineurs ayant bloqué leurs achats à bas prix peuvent réaliser des bénéfices en revendant à des acheteurs d'Asie du Nord-Est en quête urgente d'approvisionnement. Le brut russe ESPO Blend, qui était passé à une décote de 3 dollars le baril par rapport à l'ICE Brent début juillet, offre une alternative plus économique aux raffineurs chinois pour couvrir leurs propres besoins en matières premières.Reuters+1
L'Agence internationale de l'énergie a averti ce mois-ci que la demande mondiale de pétrole était en passe de reculer pour la première fois depuis 2020, alors que le conflit continue de perturber la production et les exportations à travers le Moyen-Orient. Selon JP Morgan, la demande mondiale de pétrole reste inférieure d'environ 4 millions de barils par jour aux niveaux du début de la guerre.Al Jazeera English+1