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bloomberg+1theedgemalaysiawsjL'attaque contre le pipeline Est-Ouest de l'Arabie saoudite a déclenché une ruée parmi les raffineurs européens pour trouver des approvisionnements alternatifs en brut, poussant les primes physiques du pétrole de la mer du Nord à des niveaux jamais vus et aggravant une crise du carburant qui s'étend des États-Unis à l'Afrique.
Saudi Aramco a informé vendredi ses clients européens qu'ils ne recevraient aucun brut dans le cadre de leurs contrats d'approvisionnement à long terme le mois prochain, selon Bloomberg. Cette décision fait suite à une série de frappes de drones lancées depuis le territoire irakien les 10 et 11 septembre, qui ont contraint le royaume à fermer son pipeline Est-Ouest de 1 200 kilomètres par précaution. Le pipeline, d'une capacité allant jusqu'à sept millions de barils par jour, était la principale solution de contournement de l'Arabie saoudite pour acheminer le pétrole vers le marché après que le conflit entre les États-Unis et l'Iran a restreint le transit des pétroliers par le détroit d'Ormuz.maritime-executive+4
Avec des acheteurs européens désormais effectivement isolés, le brut norvégien Johan Sverdrup, une qualité très comparable aux approvisionnements saoudiens, a été proposé cette semaine avec une prime allant jusqu'à 35 dollars par baril au-dessus de la référence physique Dated Brent, contre seulement 60 cents le 8 septembre, ont déclaré des traders à Bloomberg. La référence Dated Brent elle-même a brièvement grimpé au-dessus de 130 dollars le baril pour la première fois depuis avril. La société polonaise Orlen a émis plus de 10 appels d'offres depuis le 11 septembre à la recherche de cargaisons de remplacement, son directeur général confirmant que quatre expéditions de septembre n'arriveraient pas.theedgemalaysia+1
La fermeture du pipeline a aggravé un marché mondial déjà sous tension. Les perturbations des flux à travers le détroit d'Ormuz avaient déjà réduit les exportations du Koweït, des Émirats arabes unis et de l'Irak, tandis que la hausse des achats chinois et le ralentissement des libérations de réserves d'urgence ont encore réduit les stocks au cours de l'été. La flambée des coûts de fret, le transport de brut des États-Unis vers l'Asie coûtant désormais 26 dollars par baril, signifie que la plupart des raffineurs se disputent les cargaisons proches, intensifiant la guerre des enchères en Europe.theedgemalaysia
Les effets en aval sont graves. Les prix du diesel aux États-Unis ont dépassé les 6 dollars le gallon la semaine dernière, atteignant 6,45 dollars vendredi, tandis que le diesel en Europe a dépassé les 200 dollars le baril. Des pénuries de carburant ont été signalées dans des stations-service au Brésil, en Libye et dans plusieurs pays africains.wsj+1
L'Arabie saoudite travaille à rétablir environ la moitié de la capacité du pipeline d'ici quelques jours, selon une personne proche du dossier citée par Bloomberg. Entre-temps, le royaume s'est tourné vers le chargement de pétrole depuis ses terminaux du golfe Persique et l'acheminement des pétroliers par le détroit contesté d'Ormuz. L'AIE a revu à la baisse ses projections d'approvisionnement mondial en pétrole de 1,3 million de barils par jour par rapport à son estimation précédente, reportant une reprise complète de la production au Moyen-Orient à 2027.iea+2
Les contrats à terme sur le Brent ont clôturé près de 104 dollars le baril vendredi, masquant la tension bien plus extrême sur le marché physique où les cargaisons réelles changent de mains. Comme l'a noté Poten & Partners dans son analyse, "le marché mondial du pétrole est déjà tendu et ne peut se permettre de perdre 4 à 5 millions de barils par jour supplémentaires".maritime-executive+1