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financialjuice+1ecb.europa+1econostream-media+1Le membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, Ulo Kaasik, a déclaré mercredi qu'au moins une nouvelle hausse des taux d'intérêt restait une "attente raisonnable", même si les nouvelles données ont montré que l'inflation dans la zone euro a chuté plus fortement que prévu en juin, compliquant les perspectives pour la prochaine décision politique de la banque le 23 juillet.
Les remarques de Kaasik, prononcées lors du forum annuel de la BCE sur la banque centrale à Sintra, au Portugal, sont intervenues le jour où un chœur de décideurs politiques s'est exprimé sur la voie à suivre après la première hausse des taux de la banque en près de trois ans le mois dernier.tradingeconomics+1
Les données flash publiées par Eurostat mercredi ont montré que l'inflation des prix à la consommation dans la zone euro a chuté à 2,8% en juin, contre 3,2% en mai et en dessous des 3,0% prévus par le consensus. Ce chiffre marque la première baisse depuis début 2026, offrant un répit après des mois d'accélération des prix provoquée par le choc pétrolier lié au conflit en Iran.eunews+1
La BCE a relevé son taux de dépôt d'un quart de point à 2,25% le 11 juin — sa première hausse depuis septembre 2023 — en réponse à une inflation qui avait dépassé les 3% en raison de la flambée des coûts de l'énergie liée à la perturbation des flux pétroliers via le détroit d'Ormuz. Les projections du personnel à l'époque prévoyaient une inflation globale moyenne de 3,0% en 2026 et un retour à l'objectif de 2% seulement d'ici 2028.ecb.europa+3
La surprise à la baisse de l'inflation a creusé un fossé entre les membres du Conseil des gouverneurs sur la question de savoir s'il faut augmenter à nouveau les taux en juillet ou attendre la réunion de septembre, lorsque la BCE disposera des prévisions actualisées du personnel.
L'Autrichien Martin Kocher a déclaré que les prochaines décisions de la banque se résumeraient à "soit une hausse, soit un maintien", citant le risque que des salaires plus élevés puissent soutenir les pressions sur les prix. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a déclaré qu'il "gardait toutes les options ouvertes" pour juillet et septembre. Le gouverneur de la banque centrale belge, Pierre Wunsch, a déclaré à Econostream que "les arguments en faveur d'une nouvelle hausse s'estompent" car les tensions au Moyen-Orient se sont apaisées avant que des effets de second tour significatifs n'apparaissent.reuters+4
Le Maltais Alexander Demarco a appelé à la prudence, déclarant à Reuters que la BCE "ne devrait pas se précipiter dans une nouvelle hausse des taux étant donné le recul inattendu et rapide des prix du pétrole". Le Slovène Primoz Dolenc a fait écho à ce point de vue, affirmant que la baisse des prix de l'énergie avait donné à la banque "une marge de manœuvre" pour attendre les nouvelles projections en septembre.reuters+1
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a offert une évaluation soigneusement équilibrée mercredi, déclarant que les risques pour l'inflation et la croissance étaient "probablement plus largement équilibrés qu'il y a quelques semaines" et que la BCE "prendrait les mesures nécessaires pour contenir l'inflation". Elle a également rejeté la qualification de la hausse des taux de juin comme une "hausse d'assurance" préventive.bloomberg+2
Les marchés financiers évaluent actuellement à environ une chance sur trois la probabilité d'une hausse des taux en juillet, tandis qu'une décision en septembre ou octobre est plus largement reflétée dans la tarification des swaps.wtvbam+1