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reuters+1reutersreutersLes actions et les obligations mondiales ont connu un rebond de soulagement jeudi, alors que le yen japonais enregistrait sa plus forte hausse sur deux jours depuis le début du mois d'août, que les rendements obligataires reculaient depuis leurs plus hauts de plusieurs décennies et que les prix du pétrole refluaient après que le président Donald Trump a laissé entendre que la reprise des frappes américaines en Iran serait de courte durée.
Le yen s'est apprécié sous les 157 pour un dollar le 3 septembre, poursuivant un net mouvement amorcé la veille lorsque Hajime Takata, membre du conseil des gouverneurs de la Banque du Japon aux positions fermes, a évoqué la possibilité de hausses de taux d'intérêt importantes ou rapprochées. Le gouverneur de la BOJ, Kazuo Ueda, avait lui aussi fait état d'une forte probabilité de hausse des taux lors de la réunion de la banque centrale du 18 septembre, tandis que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, s'est dit favorable à des mesures monétaires "décisives" pour lutter contre la faiblesse du yen.live.euronext
La hausse de près de 2 % de la devise en deux jours constitue son rallye le plus marqué depuis l'intervention conjointe historique des États-Unis et du Japon début août. Les analystes ont débattu sur la question de savoir si les autorités étaient de nouveau intervenues ou s'il s'agissait d'une simple "vérification des taux", procédure lors de laquelle les régulateurs se renseignent sur les cours sans passer d'ordres. "À moins d'un nouveau renforcement du yen à partir d'ici, l'ampleur du mouvement ne suggère pas d'intervention directe sur le marché", a estimé Takafumi Onodera, premier vice-président chez Mitsubishi UFJ Trust and Banking Corporation. Bloomberg a rapporté jeudi que la BOJ privilégierait une hausse de 25 points de base assortie d'un rythme futur "flexible", une information qui a brièvement interrompu la progression du yen.reuters+2
Les rendements des emprunts d'État ont reculé après avoir ébranlé les investisseurs en début de semaine. Le rendement de référence des bons du Trésor américain à 10 ans a perdu environ 3 points de base pour s'établir à 4,766 %, tandis que celui de l'obligation d'État japonaise à 30 ans s'est replié de 8 points de base à 4,085 % après une émission qui a rencontré une demande satisfaisante. Le rendement du gilt britannique à 10 ans s'est également détendu après avoir atteint son niveau le plus élevé depuis 2007.devdiscourse+1
L'indice le plus large de MSCI pour les actions de l'Asie-Pacifique hors Japon a progressé de 0,8 %, et les contrats à terme européens s'orientaient modérément à la hausse. Le S&P 500 avait mis fin mercredi à une série de trois séances négatives en gagnant 0,5 %. Dell Technologies a bondi de près de 16 % grâce à une solide demande de serveurs d'IA, tandis que Nvidia a engrangé 3,2 %.kelo+2
Le pétrole s'est détendu après que M. Trump a déclaré mercredi aux journalistes qu'il ne s'attendait pas à ce que la campagne de bombardements américaine contre l'Iran dure "très longtemps", ce qui a contribué à faire baisser le Brent de près de 1 % autour de 95 dollars le baril. Le conflit, qui entre désormais dans son sixième mois, avait fait grimper le brut de référence d'environ 25 % en moins d'un mois, alimentant des craintes d'inflation qui ont contribué à la vague de ventes sur les obligations.globalbankingandfinance+2
L'attention se porte désormais sur le rapport sur l'emploi non agricole aux États-Unis attendu vendredi, qui pourrait déterminer si la Réserve fédérale relèvera ses taux lors de sa réunion des 15 et 16 septembre. Les traders attribuent une probabilité d'environ 60 % à une hausse de 25 points de base, contre moins de 40 % il y a une semaine, selon l'outil FedWatch du CME Group . Le président de la Fed de New York, John Williams, a tempéré les attentes mercredi en déclarant qu'il était "encore en train de recueillir des informations", tout en notant que la hausse des rendements à long terme reflétait la solidité de l'économie. "Ses propos ne permettent en aucun cas d'exclure une hausse en septembre, mais ils remettent en cause l'idée selon laquelle une hausse des taux en septembre serait quasiment acquise", a déclaré Krishna Guha chez Evercore .tradingview+2