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engine+1reuters+1engine+1Les prix du pétrole ont chuté pour la troisième journée consécutive jeudi après que l'Iran a annoncé avoir conclu un accord avec l'Oman sur une proposition de route maritime à travers le détroit d'Ormuz, poussant le brut vers ses niveaux les plus bas depuis le début du conflit en février. Mais les analystes préviennent que le marché pourrait anticiper une issue diplomatique qui reste loin d'être certaine.
Le brut Brent est passé sous la barre des 80 dollars le baril tandis que le WTI est tombé à environ 75 dollars, prolongeant une forte vente depuis les quelque 100 dollars le baril du 23 juillet. L'accord, décrit comme étant à son "stade final" par un responsable iranien s'exprimant auprès de l'Associated Press, établirait des voies de navigation désignées, les navires entrant dans le Golfe par des eaux contrôlées par l'Iran et ceux sortant par une route administrée par l'Oman.reuters+3
Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que la route resterait ouverte pendant deux à quatre mois, mais a souligné que cela ne signifiait pas une reprise complète du transport maritime par le détroit. L'accord attendrait l'approbation du guide suprême iranien. L'Iran demande des paiements équivalents à entre 5 et 7 pour cent de la valeur de la cargaison pour le transit, tandis que l'Oman a proposé une taxe de 3 pour cent, un arrangement que l'administration Trump a rejeté.businesspost+1
Malgré la baisse des prix, les analystes préviennent que les conditions d'approvisionnement sous-jacentes restent bien plus précaires qu'à la mi-juin, lorsqu'un cessez-le-feu similaire avait brièvement apaisé les tensions avant de s'effondrer. Seuls environ 80 millions de barils de pétrole restent stockés dans le Golfe, contre près de 150 millions de barils avant l'accord de juin. La courbe des contrats à terme du Brent reste en déport, les contrats à court terme se négociant avec une prime de 1,50 dollar par baril sur le mois suivant, un signal de tension immédiate sur l'offre plutôt que de surabondance.fxstreet+2
"La dissipation de la prime de risque ces derniers jours continue de montrer une tension physique dans la structure du Brent", a déclaré Keshav Lohiya, PDG de HiLo Analytics. Les marges de raffinage du diesel, bien qu'en recul par rapport à un sommet historique de 75 dollars par baril atteint le 31 juillet, restent plus de 50 pour cent au-dessus des niveaux de la mi-juin après que la Russie a interdit les exportations de diesel suite aux attaques de drones ukrainiens sur ses raffineries.reuters
Compliquant les perspectives, les forces houthis du Yémen ont frappé plusieurs navires de charge en mer Rouge cette semaine, coulant le pétrolier battant pavillon indien MSV Faize Noore Oliya au large des côtes yéménites et forçant plusieurs pétroliers saoudiens à faire demi-tour avant le détroit de Bab el-Mandeb. La mer Rouge était devenue une route d'exportation alternative critique pour l'Arabie saoudite après la fermeture quasi totale d'Ormuz, transportant plus de 4 millions de barils par jour.engine+1
"Même si les exportations de brut depuis le Golfe reprennent partiellement, les systèmes de raffinage restent sous une tension aiguë", a écrit le chroniqueur de Reuters Ron Bousso. "Une réouverture d'Ormuz peut améliorer la disponibilité du brut, mais elle ne résoudra pas rapidement les pénuries de carburants qui alimentent une grande partie du fret, de la fabrication et de l'agriculture mondiaux".reuters